🔍 Minimalisme & Ă©cologie: introduction

BientĂŽt dix ans que j’ai dĂ©couvert le minimalisme, et s’il y a bien une certitude que j’ai acquise au fil de ce laps de temps, c’est que le minimalisme est, entre autres choses, un engagement Ă©cologique profond.

 

Pourquoi?

 

Devenir minimaliste, c’est faire le choix de la dĂ©consommation, c’est-Ă -dire rĂ©duire ses achats et ses dĂ©penses Ă  l’essentiel.

Le minimalisme implique donc moins de dĂ©penses, ce qui entraĂźne par extension une consommation raisonnĂ©e et raisonnable, avec, dans la majoritĂ© des cas, des achats plus Ă©thiques, respectueux de l’environnement, car conçus avec un vĂ©ritable savoir-faire, et donc durables.

Etre minimaliste, c’est faire le choix de la qualitĂ©, de la durabilitĂ© dans le temps, de l’ergonomie et de l’esthĂ©tisme.

Alors certes, un tel achat coûte beaucoup plus cher sur le moment, mais sera rentabilisé au fil des mois et des années puisque:

#1 Vous aurez plaisir Ă  l’utiliser au quotidien

#2 De par sa qualitĂ©, vous n’aurez pas Ă  racheter un exemplaire (voire plusieurs) de l’objet en question.

Exemple: Un objet achetĂ© 100€ (une poĂȘle par exemple) coĂ»te-t-il rĂ©ellement plus cher que 10 exemplaires (donc 10 poĂȘles) Ă  10€ achetĂ©s puis remplacĂ©s au fil des mois, des annĂ©es?

C’est la mĂȘme chose, la mĂȘme dĂ©pense (environ, ce n’est qu’un exemple), sauf que dans le premier cas, vous n’avez qu’un seul et bon objet, et dans le second cas, vous aurez achetĂ© 10 exemplaires, puis vous les aurez jetĂ©s et remplacĂ©s, ce qui ne manquera pas d’arriver Ă  nouveau puisque la qualitĂ© ne sera pas au rendez-vous.

L’essence du minimalisme en matiĂšre de consommation, c’est le LESS IS MORE.

 

Consommer peu, et mieux.

Ce n’est pas parce que l’on choisit un mode de vie minimaliste que l’on devient austĂšre, triste ou dĂ©primĂ©, au contraire; en tout cas en ce qui me concerne, je suis bien plus Ă©panouie dans ma vie depuis que je suis minimaliste, tout simplement parce que je suis entourĂ©e d’affaires que j’aime, que j’utilise, qui me « parlent », qui ont un sens pour moi.

Je suis en accord avec mes principes et mes valeurs, et mĂȘme si tout n’est pas parfait (je suis humaine…), je sais que mon mode de vie a un impact environnemental bien moins fort qu’une personne encombrĂ©e matĂ©riellement et qui consomme Ă  tort et Ă  travers.

Ceci dit, on peut toujours s’amĂ©liorer, et j’ai Ă  coeur de montrer mon Ă©volution sur ce blog.

 

Pour en revenir au sujet de mon article, choisir un mode de vie minimaliste, c’est s’engager Ă©cologiquement, mĂȘme sans en avoir conscience.

Moins acheter, mieux acheter, apprendre Ă  se passer de certaines choses superflues ou Ă  en rĂ©utiliser d’autres, Ă  les dĂ©tourner, se contenter de ce que l’on a et l’utiliser correctement et Ă  bon escient, tout cela s’imbrique dans une dĂ©marche Ă©cologique et dĂ©croissante.

Ce n’est pas une forme de snobisme que de ne s’entourer que de qualitĂ©, de belles choses et de bons produits, c’est une marque de respect, Ă  la fois pour soi, mais aussi pour la planĂšte.

Remplacer le plastique par des matĂ©riaux nobles comme le bois et le verre par exemple, c’est voter pour un monde plus propre, c’est dire « je ne veux pas vider les rĂ©serves de pĂ©trole pour des objets mĂ©diocres et mauvais pour ma santĂ© ».

Acheter moins et mieux, c’est produire moins de dĂ©chets.

C’est acheter plus de produits frais et de vrac, faire ses courses avec un beau panier ou un beau sac plutĂŽt qu’avec d’horribles cabas en plastique, c’est avoir des sacs poubelle moins remplis, un corps mieux nourri et en meilleure santĂ©. Par extension encore, c’est consommer moins de mĂ©dicaments, c’est moins s’intoxiquer soi et la planĂšte.

Des exemples comme ceux-lĂ , j’en ai des centaines Ă  vous montrer, aussi j’ai dĂ©cidĂ© de vous Ă©crire une sĂ©rie de petits articles pour dĂ©tailler tout cela, afin de ne pas Ă©crire qu’un seul article trop lourd sur le sujet.

Je veux vous montrer qu’ĂȘtre minimalisme c’est faire le choix d’une vie heureuse et Ă©panouissante, en plus de faire du bien au monde.

A mon sens, c’est un mode de vie qui devrait ĂȘtre systĂ©matique et mĂȘme devenir obligatoire face Ă  l’urgence planĂ©taire, mais je prĂ©fĂšre vous donner envie de devenir minimaliste en vous montrant mon cheminement et mon propre bonheur, plutĂŽt qu’en vous culpabilisant sur l’impact d’une consommation irraisonnĂ©e.

Je reste persuadĂ©e que l’Ă©ducation positive et bienveillante a de bien meilleurs rĂ©sultats et impacts que la culpabilisation. 

Et puis donner des leçons ce n’est vraiment pas mon truc!

A trĂšs vite pour un nouvel article, prends soin de toi ❀

6 réflexions sur “🔍 Minimalisme & Ă©cologie: introduction

  1. Merci pour ton article Lili !
    Je te rejoins totalement sur le sujet. Pour moi, minimalisme ne devrait pas ĂȘtre dissociĂ© d’Ă©cologie (ou zĂ©ro dĂ©chet). PN voit trop, sur les blog « minimalistes », des conseils tels que  » jetez tous vos t-shirts que vous utilisez moins d’une fois par semaine ». C’est complĂštement idiot, car premiĂšrement, beaucoup disent « jetez » et non pas « donnez aux relais, Ă  des gens, recyclĂ©e, etc. ». Ensuite, ce t-shirt, peut-ĂȘtre que je le garde pour bricoler, jardiner, monter Ă  cheval… Donc on peut garder des choses dont on se sert moins souvent, juste la quantitĂ© nĂ©cessaire. Et pas  » tout jeter » ! Il n’y a pas un quota Ă  respecter, tout le monde est diffĂ©rents et Ă  des besoins diffĂ©rents (ce que tu dis dans un autre article, si je n’abuse… ?), donc notre minimalisme n’est pas le mĂȘme que celui d’un autre.
    Et quand on est minimaliste, on a un impact gĂ©nĂ©ralement moindre sur la planĂšte, et quand on fait du zĂ©ro dĂ©chet par exemple, on a forcĂ©ment moins d’objets car on sait que la possession de ceux-ci entraĂźne un coĂ»t environnemental. Au final, l’un ne va pas sans l’autre, ce qui est,Ă  mon goĂ»t, trop souvent oubliĂ©. Et je crois qu’on pourrait rajouter une dimension Ă©thique, avec par exemple le chocolat : est-il mieux d’en acheter du bio ou du Ă©thique ? (Si on peut, bien sĂ»r). Eh bien, malgrĂ© le fait que l’un soit bio (moins nocif pour la planĂšte), je prĂ©fĂšre soutenir des petits agriculteurs et cultivateurs dans des pays dĂ©favorisĂ©s qu’acquĂ©rir un produit qui, de toute façon, viendra par bateau du voit du monde.
    Je crois que combiner tout ça, intelligemment, avec un esprit critique et pas en suivant bĂȘtement les recommandations qu’on voit dans les livres, sur les blogs « tendances » (que je ne suis pas) (pas que je sois en train de dre que ton blog n’est pas bien, car je le suis, simplement qu’il est diffĂ©rent de ceux qui poussent Ă  la consommation incessante) (et je l’adore), est un peu un idĂ©al de simplicitĂ©.
    AprĂšs, c’est ma vision personnelle😊
    J’ai hĂąte de voir tes articles sur le sujet !!
    Bisous❀❀

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    • Wouah, alors ça c’est un super commentaire! Merci!
      Oui tout le monde a des envies et des besoins variables selon une quantitĂ© de facteurs diffĂ©rents, j’en parle effectivement dans un de mes articles 🙂
      Comme toi, si je dois choisir entre bio et Ă©thique, je choisis Ă©thique d’abord.
      Le mieux serait évidemment bio, éthique et local mais là ça devient compliqué.
      De toute façon, il n’y a aucun moyen de faire les choses parfaitement, c’est cela qu’il faut se mettre en tĂȘte. Ce que l’on peut simplement faire, et c’est dĂ©jĂ  Ă©norme, c’est s’amĂ©liorer chaque jour un peu plus, et faire un pas dans le sens de la vie.
      Merci de m’Ă©crire avec tant d’enthousiasme, ça me touche beaucoup ❀
      Bisous!

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