Réflexions sur ma consommation

Réflexions sur ma consommation

Cher journal,

Hier je suis allée faire des emplettes pour terminer l’installation de ma pièce « bureau-boudoir ».

Cela faisait longtemps que je n’étais pas allée dans les magasins, et ça n’est pas franchement bien passé. J’ai enchaîné les micro crises d’angoisses avant de craquer complètement le soir chez moi, vidée de mon énergie, stressée comme pas possible et incroyablement triste de vivre dans une société aussi inhumaine et écoeurante.

Je me suis acheté une bibliothèque blanche tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Ce n’est même pas du vrai bois, pour 40€ à peine. C’est à la fois peu cher et très cher pour la qualité des matériaux, mais je suis contente de l’avoir quand même, car je me sens bien avec toutes mes affaires rangées correctement. Oui promis je te ferai voir des photos, mais pas aujourd’hui car je suis très fatiguée.

L’EMDR me vide de mon énergie tellement mon esprit travaille à la digestion des trauma’ que je traite en séance. C’est assez impressionnant de voir les réactions multiples du corps et de l’esprit.

Bon excuse-moi je m’égare. Je disais donc qu’hier j’ai fait des emplettes. Après l’achat de ma bibliothèque, je suis allée à Jardiland m’acheter un ficus et son cache-pot, une mini plante pour mettre dans ma théière vietnamienne détournée et transformée en cache-pot, et j’ai acheté un énorme sac de graines pour nourrir les oiseaux sauvages dès l’arrivée du vrai froid.

Je parle de vrai froid car nous avons eu des températures glaciales il y a dix jours, et aujourd’hui il fait 20° alors les oiseaux n’ont pas vraiment besoin de mon aide encore… 20° à la mi novembre, te rends-tu compte cher journal comme la Terre est malade?

J’ai même eu une éclosion de coccinelles, il y en avait partout sur mon balcon il y a deux jours… cela a beau avoir été un spectacle magnifique, j’étais très triste de voir ces merveilles se balade en novembre sur la balustrade de mon balcon.

Tous ces dérèglements climatiques et météorologiques me font réfléchir en profondeur sur la vie, ma façon d’être, d’agir, de me comporter vis-à-vis du monde, des autres, de ma consommation en général.

Je n’aime pas acheter des meubles à 40€ en faux bois fabriqués en Chine, mais je n’avais pas d’autres solutions et mes affaires trainaient depuis longtemps, ce qui m’énervait prodigieusement.

J’aurais pu me séparer de toutes ces affaires pour ne pas avoir à acheter de meubles, mais là il s’agissait de mes affaires d’arts plastiques et il était absolument inenvisageable que je m’en sépare.

Je n’avais besoin que de ce meuble, ce qui est pour moi un meuble de trop.

Dans la maison de mes rêves, je n’aurai quasiment pas de meubles, en tout cas aucun meuble de rangement, tout serait encastré dans les murs ou suspendu.

J’aime le vide, l’espace, et j’adore aussi pouvoir régulièrement changer les choses et affaires de place pour changer l’aménagement de mon nid douillet, pour donner une nouvelle impulsion et une énergie fraîche à mon logement.

Consommer est un verbe qui me fait peur et me stresse. Je sais qu’en tant qu’humaine je suis obligée de consommer, et donc par extension de détruire pour vivre, et c’est un constat qui me pose problème.

Pour être au chaud dans ma maison l’hiver, il faut du gaz, pour manger il faut de l’électricité, de la vaisselle, de la nourriture, de l’eau, il me faut encore de l’eau et de l’électricité pour me laver, des produits… Toutes ces choses qui génèrent de la pollution et de la consommation de ressources! Quand j’y pense, ça me donne le tournis.

Pour autant, je suis en vie alors je n’ai pas le choix, mais n’ai-je pas la possibilité de changer ma façon de consommer et de réduire mon impact sur la planète?

Bien sûr que si, et c’est là que ça devient intéressant, parce qu’il y a énormément de choses simples et accessibles à mettre en oeuvre pour moins impacter la planète tout en ayant une vie plus simple et plus douce.

La plus évidente à mon sens, source de vie, c’est de boire de l’eau du robinet.

Voilà dix ans que je ne bois que de l’eau du robinet, je n’ose imaginer le nombre de bouteilles plastique économisées en dix ans, d’autant que je bois beaucoup tous les jours.

Ensuite, il suffit de planifier ses repas à l’avance pour acheter un minimum de courses, faire des achats et des plats de saison, manger frugalement -j’y travaille-, réduire fortement voire supprimer sa consommation de produits animaux, se déplacer à pied ou en vélo ou favoriser les transports en commun à la voiture, limiter sa consommation d’internet (oups…) tout comme ses dépenses en général, favoriser les achats de seconde main, d’occasion au lieu d’acheter du neuf, utiliser un verre à dent pour le brossage matin et soir…

Tout ça je l’ai intégré depuis longtemps, c’est ancré en moi, pourtant je pourrais faire bien plus d’efforts, car je m’achète encore régulièrement des affaires.

Alors oui c’est vrai qu’il me manquait un certain nombre de choses, mais c’est de moins en moins le cas car à force, me voilà de mieux en mieux équipée.

Malgré cela j’ai encore le vilain réflexe de me dire « ah mince, que pourrais-je ajouter pour être plus confortable? » et là et le problème: la notion d’ajout au sens matériel.

Toujours plus, ajouter, accumuler.

Avec l’approche de Noël, je trouve la société encore plus à vomir, pardonne-moi l’expression.

Les catalogues de jouets envoyés dès la mi-octobre, les décorations polluantes, les affiches tapageuses, les père Noël qui se baladent dans les rues en Décembre, les propositions d’emprunts pour les fêtes, pour pouvoir « passer un bon Noël sans se priver de quoi que ce soit »… Réellement? Sérieusement? Sommes-nous uniquement des consommateurs, avec un porte-monnaie à la place du cerveau?

Constamment j’entends parler d’argent, je pense à l’argent car je n’en ai pas beaucoup, mais suis-je vraiment malheureuse dans cette situation? Non.

Ce qui me rends réellement malheureuse, c’est ma façon de gérer et dépenser ce peu d’argent que j’ai la chance d’avoir malgré tout.

La peur du manque fait faire des bêtises.

Des stocks, des achats inconsidérés imprégnés de regrets, de culpabilité et de honte.

Il y a encore un mois de cela, je me démaquillais chaque soir avec une lingette démaquillante pleine de produits chimiques, chère et très polluante. J’ai fait ça pendant presque trois mois, chaque soir inlassablement.

Je trouvais ça pratique à une période où j’étais tellement fatiguée par ma dépression que j’avais parfois à peine l’énergie pour me doucher ou m’habiller. Je savais que ce n’était pas bien, mais à ce moment là je me suis faite passer en priorité, parce que je ne voyais pas d’autres solutions.

Le but n’est pas de se blâmer avec sévérité pour ses erreurs, mais de savoir rebondir dès que surgis le déclic. Je ne parlerai pas de motivation, car selon moi la motivation à aider le monde devrait être évidente. Ce qui l’est moins dans nos vies, c’est notre santé, physique et mentale.

La moindre déficience peut faire passer votre motivation.

Même la plus forte des motivations, comme la mienne par exemple, peut être envoyée au tapis par la souffrance.

Voici une petite liste des choses mises en place dans ma vie, dans une optique de déconsommation:

  • La suppression totale des lingettes démaquillantes, remplacées par des lingettes lavables et de l’huile pour le démaquillage,
  • Le remplacement de tous mes produits de parapharmacie par des produits bruts et naturels, biologiques, en mode slow cosmétique
  • La réduction très importante de ma consommation de viande et la suppression presque totale du poisson
  • Des achats de livres très réduits, et toujours d’occasion
  • La réduction de mes affaires qui engendre moins d’entretien et d’utilisation de produits et d’énergies pour les entretenir
  • Le passage progressif au ménage écologique, au fur et à mesure que les horribles produits achetés par le chéri se terminent -je pourrais m’en séparer, mais leur coût n’est pas négligeable et je ne peux actuellement pas me le permettre-
  • La déconsommation pure et simple: plus ça va et moins je consomme en général. Actuellement j’achète tout ce qui me manque d’important pour mon quotidien (étagère pour mon bureau, parapluie, trieur pour ranger mes papiers
  • Le remplacement de toutes mes affaires polluantes et nocives -ça c’est en cours, dès que je termine un objet je le change pour une version écolo-respectueuse de la vie-: brosse à dents recyclable, savon bio en pain, protections féminines lavables, shampoing bio, plantes pour me soigner au lieu de médicaments allopathiques…
  • Le chauffage: utilisé avec parcimonie, coupé la nuit, je me couvre bien avant d’allumer et j’allume uniquement si j’ai froid.
  • Les douches express
  • Le sèche-cheveux utilisé avec parcimonie et uniquement l’hiver quand j’ai froid avec mes cheveux mouillés
  • La réutilisation d’un grand nombre de « déchets » recyclables: boîtes d’oeufs pour les semis, pots de yaourts en verre pour les boutures, les bougies, la déco, les petits cadeaux et le bricolage créatif, les papiers non utilisés au verso pour les listes de courses…
  • La réutilisation de l’eau de lavage des aliments pour arroser les plantes
  • Les achats de saison
  • La très grande limitation de l’utilisation de la voiture (je ne l’utilise que pour faire les courses, et n’ayant pas mon permis, c’est mon chéri le chauffeur)
  • L’échange, le don et le troc (mon infirmière m’a même proposé des boutures de plantes, après m’avoir offert un sac de noix de chez elle! Si ça c’est pas génial!)
  • La multiplication de mes plantes par mes propres moyens: fan de chlorophylle et pour éviter d’en acheter tous les quatre matins, je bouture mes propres plantes et je végétalise ma maison pour très peu de dépenses et de gaspillage de ressources.
  • Le fait maison: les aliments transformés sont de plus en plus réduits à la maison (mais ils restent quelques coriaces dont j’ai du mal à me débarrasser!)
  • L’éclairage minimal, le contrôle des lumières, les machines à 30° systématiques, le remplissage optimisé du lave-vaisselle et de la machine
  • Les activités -quasiment- gratuites et très peu polluantes comme la marche, le vélo, la lecture, (la rêverie), l’écriture, le ménage, le jardinage…
  • Les courriers dématérialisés: tout par internet, et on préserve des arbres, même si la pollution numérique est monstrueuse elle aussi… rien n’est parfait hélas!
  • Le séchage du linge au soleil et à l’air libre, l’encens pour désodoriser ma maison au lieu des produits cancérigènes de grande surface, l’aération quotidienne pour un air sain, renouvelé et purifié
  • Le jardinage biologique, sans aucun produit chimique, tout à la main, sans outils polluants (vive l’huile de coude!)
  • La limitation maximale de ma « consommation d’écran » de téléphone (pour l’ordinateur j’ai beaucoup de progrès à faire encore)
  • La culture de mes herbes aromatiques et de mes légumes, même si cette dernière a connu des débuts extrêmement chétifs et timides (motivée pour la suite!)
  • L’usure jusqu’à la corde de mes vêtements et chaussures (si tu voyais l’état de mes bottines préférées… je me demande si le cordonnier de ma ville va pouvoir y faire quelque chose!)
  • Les courses en grandes surfaces très limitées, 4 fois par mois grand maximum (ce qui est encore beaucoup mais je ne vis pas seule et c’est compliqué à gérer par moment)
  • Le STOP PUB sur ma boîte aux lettres

 

Maintenant, voici ce que je n’ai pas encore mis en place et que je souhaite faire au plus vite:

  • Le remplacement des piles jetables par des durables (j’ai une très faible consommation de piles mais comme je m’apprête à rejouer à la console, je vais investir)
  • L’achat d’un collecteur d’eau de pluie pour arroser mes plantes et mon potager
  • La division du volume de lessive par deux grâce à une boule de lavage, et autres petites boules génialissimes pour adoucir le linge sans produit et le défroisser -je t’en parlerai dans les mois à venir, d’ici là il faut que je teste tout ça-
  • Les achats au marché, deux fois par semaine (fruits, légumes, viande, poisson…)

Tout cela vient de me faire penser à quelque chose de mon passé.

J’ai beaucoup été jugée pour mes agissements, par exemple quand je tentais d’être vegan mais que je n’y arrivais pas ou que je craquais dans ma période minimalise et me retrouvais à faire des achats compulsifs.

Beaucoup de gens ont tendance à oublier que nous avons toutes et tous des vies différentes, des chemins différents, des réflexions et des évolutions différentes, et plus trivialement, un corps, une  morphologie, des besoins et une santé différents. Critiquer les agissements des autres pour le simple fait de critiquer et de se valoriser en s’imaginant que nous sommes supérieurs est simplement une valorisation de l’ego.

Modestie, humilité et discrétion vont de pair avec une vie simple et épanouissante.

Pour celles et ceux qui seraient tentés de critiquer mes agissements, voici un petit texte de Mooji que j’aime beaucoup, que j’ai avec moi depuis un bon moment.

A bon entendeur (et coeur sur toi évidemment!):

Faites attention…

Si vous pensez que c’est plus « spirituel » de devenir végétarien, acheter des aliments bio, pratiquer le yoga et méditer, mais qu’ensuite vous vous retrouvez à juger ceux qui ne font pas toutes ces choses, vous êtes tombés dans un piège de l’égo.

Si vous pensez que c’est plus « spirituel » d’aller à vélo ou avec les transports publics au travail, mais qu’ensuite vous vous trouvez à juger ceux qui y vont en voiture, vous êtes tombés dans un piège de l’égo.

Si vous pensez que c’est plus « spirituel » d’arrêter de regarder la télé parce qu’elle annule le cerveau, mais qu’ensuite vous vous retrouvez à juger ceux qui la regardent encore, vous êtes tombés dans un piège de l’égo.

Si vous pensez que c’est plus « spirituel » d’éviter de lire des journaux et des magazines de potins, mais qu’ensuite vous vous trouvez à juger ceux qui les lisent, vous êtes tombés dans un piège de l’égo.

Si vous pensez que c’est plus « spirituel » d’écouter de la musique classique ou les sons de la nature, mais qu’ensuite vous vous trouvez à juger ceux qui écoutent de la musique commerciale, vous êtes tombés dans un piège de l’égo.

Il faut toujours faire attention au sentiment de « supériorité », il est en effet l’indice le plus important que nous ayons pour comprendre que nous sommes dans un piège de l’égo.

L’égo se cache habilement dans des pensées nobles comme celui de commencer un régime végétarien ou d’utiliser le vélo pour ensuite se transformer en sentiment de supériorité vis-à-vis de ceux qui ne suivent pas le même chemin « spirituel ».

-Mooji

 

Je n’ai nullement la prétention d’être parfaite ou irréprochable, au contraire je fais plutôt partie des gens qui ont tendance à se flageller et à oublier même de se féliciter pour une bonne action.

En revanche, chaque jour je fais en sorte de faire de mon mieux, de m’améliorer, de grandir, de vivre intelligemment avec les autres, avec le monde, avec la Vie, et je pense que c’est à cela que nous devrions nous accrocher au quotidien: faire de notre mieux.

Ce n’est pas viser la perfection qui changera le monde (perfection qui, je le rappelle, n’existe pas), mais la volonté de bien et mieux faire chaque jour, dès notre réveil.

Nous ne sommes pas parfaits, nous sommes humains, en revanche nous sommes perfectibles, c’est ma plus grande conviction.

Oulala, je n’avais pas vu la longueur de mon article, j’espère que tu ne m’en veux pas de t’avoir autant écrit aujourd’hui, mais j’avais tellement de choses à dire, comme toujours en fait.

Mais là on touche un sujet sensible à mon coeur, alors forcément je m’étends; et rappelle-toi que je me suis engagée à préserver la vie dans mon dernier article, alors tu risques de me lire souvent au sujet de l’écologie, du respect et de la Vie en général.

Je te laisse, je vais écouter ma chanson préférée du moment. Si tu comprends les paroles, c’est un grand plus pour toi.

Coeur sur toi dans tous les cas 💛

Ma rédemption… enfin le pardon

Ma rédemption… enfin le pardon

Cher journal,

Depuis ma deuxième séance d’EMDR, beaucoup de choses ont bougé.

J’ai fait beaucoup de cauchemars qui montrent, comme me l’a expliqué ma thérapeute, que mon esprit essaie de régler les problèmes et tente de « digérer » les choses et les souvenirs pour que je me sente mieux.

Depuis une semaine environ, peut-être un petit peu plus, je n’avais qu’une idée en tête, qui tournait à l’obsession, celle d’avoir un nouveau un animal de compagnie.

Mon choix premier se portait bien entendu sur le lapin, car c’est l’animal que je préfère, et de loin!

J’ai réfléchi à la chose et j’ai bien été obligée d’admettre que je n’avais pas les moyens physiques et financiers de m’en occuper, en plus d’avoir vu écrit noir sur blanc sur mon contrat de location que les chiens, les chats et les lapins sont strictement interdits dans le logement -contrat que j’ai en plus signé-.

Soit…

En second choix, mon coeur battait très fort pour un hamster russe.

J’en ai déjà eu trois dans ma vie, et je les ai adorés à chaque fois, surtout ma petite dernière, Yobie.

Le hamster est un choix idéal pour moi: animal indépendant et nocturne, il n’a pas besoin de la même attention qu’un lapin, il mange en moins grande quantité et coûte peu d’argent à entretenir (en disant cela je n’exclue bien sûr pas les problèmes vétérinaires, mais avec les hamsters je n’ai jamais eu de soucis de ce côté-là, bref!).

Ma décision était prise, je voulais un hamster.

Je le désirais au point d’en avoir les larmes aux yeux, plus de six ans sans animaux chez moi, c’était l’enfer.

Je ne sais pas combien d’heures j’ai passé cette semaine à regarder les accessoires, le matériel, les annonces des associations, à comparer les prix et les compositions des aliments spécialisés, à comparer la taille des cages…

Je ressentais du stress avec tout ça, mais je ne l’identifiais pas vraiment.

Et puis, hier, j’ai eu une sorte d’illumination, de révélation, qui m’a tellement bouleversée que j’en ai eu les larmes aux yeux.

Une cage pour un animal, vraiment?

Après tant d’erreurs faites envers les animaux, tu voudrais recommencer à emprisonner un animal dans une cage, pour ton plaisir?

La mémoire de tes animaux ne mérite-t-elle pas d’être honorée d’une meilleure façon que cela? 

J’ai vu sur les sites des photos des animaux des clients dans leurs cages, leurs cabanes, leurs hamacs… et j’ai eu mal au coeur de voir des animaux dans des habitats minuscules et inadaptés, avec des mélanges d’aliments inadaptés eux aussi, des bébés dans les cages… ça m’a rappelé des choses, mon coeur a saigné, je ne voulais plus jamais être confrontée à ça, ce temps-là était totalement révolu.

Je ne peux plus, ne veux plus cautionner la possession d’animaux domestiques.

Loin de moi l’idée de critiquer celles et ceux qui en ont, c’est mon point de vue personnel, mais l’idée de « posséder » un être vivant, qui plus est pour mon plaisir, et de l’avilir en le mettant dans une cage, aussi grande soit-elle, ou un parc ne serait-ce que pour dormir, me fait trop mal au coeur.

Renfermer un animal dans une maison tout court, ce n’est pas naturel à mon sens.

Je refuse de rendre un être vivant dépendant de moi, d’une part parce que je n’arrive déjà pas à m’assumer toute seule correctement, et d’autre part parce que je ne veux pas obliger cet être vivant à être là, juste pour moi, pour me faire du bien et me faire plaisir.

Quand je vois les dérives, comme dans tous domaines d’ailleurs, du secteur animalier… j’ai éprouvé de la honte en regardant les rayons des animaux sur internet… des bûchettes de bois de 10 cm à peine vendues 3€, des épis des maïs vendus à 4€ pièce, des cages d’une vingtaine de centimètres pour des hamsters, des aquariums boule pour des poissons rouges, des vêtements pour chiens, des lunettes… où va le monde?

Pourquoi débiliter les animaux, pourquoi les humilier et les rabaisser au rang de poupées vivantes, pourquoi détruire les ressources de la planète pour de telles absurdités? 

L’Homme veut toujours tout posséder, conquérir, asservir, il veut dominer les autres espèces.

Chaque jour nous détruisons le monde pour nos besoins, nos envies, nos plaisirs égoïstes, aussi n’ai-je pas envie de raviver la flamme de la destruction avec des envies contre nature.

Posséder un animal est un non sens pour moi aujourd’hui, je ne possède personne, je laisse la Nature la plus libre possible de mon emprise et de mon empreinte.

Etant donné mon profond amour des animaux malgré tout, j’ai eu une idée qui me semble judicieuse et qui fait battre mon coeur, c’est donc que ce doit être un bon choix.

Je veux prendre soin au mieux de la Vie, aussi je m’engage dès aujourd’hui à protéger de toute ma force la biodiversité qui se trouve autour de moi et sur mon passage.

Nourrissage des oiseaux en hiver (sans oublier un grand bol d’eau fraîche pour le bain et l’hydratation), installations d’abris et de nichoirs pour les oiseaux, les crapauds, les insectes, jachères fleuries au retour des beaux jours, jardinage sans aucun pesticide, permaculture, végétalisation au maximum de mon logement, mon balcon et mon jardin pour conserver un bel équilibre.

Ma mission, ma rédemption, celle qui fait battre mon coeur avec paix et bonheur, c’est dorénavant de préserver la vie.

Cette mission me parle d’autant plus que, après plusieurs tentatives de suicide dans mon passé, j’ai compris que si je suis restée sur terre malgré ma profonde détresse, c’était pour prendre conscience de l’importance et de la préciosité de la Vie.

Aucune vie ne vaut plus qu’une autre, chacune doit être préservée par le maintien d’un équilibre d’une grande fragilité, ce qui nécessite beaucoup de respect, de patience, d’amour et de douceur.

Je recommence enfin à pouvoir manger végétarien sans sentiment de frustration, car je sens que mon esprit s’aligne avec mes pensées et mes valeurs, et je sais qu’un jour, quand ce sera le bon moment, je pourrais redevenir vegan, pour être totalement en accord avec mes convictions profondes, mais chaque chose en son temps.

J’ai déjà cette immense fierté et ce grand soulagement d’avoir compris que mon épanouissement ne pouvait pas, ne pourrait pas et ne devait pas passer par la possession d’un animal, et que mes mauvaises expériences du passé étaient là pour me montrer que c’était un schéma de vie qui ne me correspondait pas, ne s’accordait pas à mes principes, en plus de me stresser au quotidien.

Petit à petit, je me détache des choses, des pensées, des idées qui s’accrochaient à moi sans que je m’en rende forcément compte, je les laisse partir et je me rends compte de la belle abondance qui vient à moi en retour.

Avoir des animaux avant pour moi, c’était aussi une merveilleuse occasion pour me faire passer après, pour m’oublier et me négliger, reportant un amour excessif et étouffant sur mes animaux, faute de pouvoir me donner à moi-même un peu de cet amour.

Je me cachais derrière eux, je faisais diversion.

Aujourd’hui je ne veux plus me cacher, ni alimenter la folie consommatrice sans fin des humains, tout simplement parce que chaque jour ma vie est de plus en plus simple et légère, et chaque jour je me reconnecte à ma vraie personnalité. 

Je concrétise des projets importants en ce moment, comme finaliser l’installation de mon bureau en vue d’être dans de parfaites conditions pour reprendre le dessin et la peinture, tout simplement aussi pour me sentir bien dans mon logement, enracinée, bien entourée de mon petit univers inspirant, des choses que j’aime et qui me donnent le sourire et une profonde énergie à leur contact.

Je mets en place les premiers préparatifs pour prendre soin de la biodiversité (achats de nourriture pour les oiseaux dans un premier temps), je prépare mon projet de balcon végétalisé au printemps, je mets de côté des pots pour les futurs semis, je déleste mon logement de tout ce qui m’entrave et me gêne dans mon évolution, mon développement, et j’avance, visiblement à grands pas puisque beaucoup de monde me le fait remarquer!

Ce bonheur sans nom d’avoir enfin trouvé la force de me pardonner mes erreurs, et d’avoir trouvé un moyen épanouissant, non pas de me racheter car je trouve ce terme négatif, mais de montrer que la vie est plus forte que tout, qu’elle continue quoiqu’il arrive et qu’aujourd’hui de nombreux êtres vivants ont plus que jamais besoin de notre aide pour survivre.

Je n’oublie jamais ma chance de vivre en ne manquant de rien, ce qui est loin d’être le cas pour beaucoup d’êtres humains et vivants à travers le monde.

Ma mission s’est naturellement orientée vers les animaux car ma sensibilité envers eux est très forte, en particulier pour les oiseaux, mais il va de soi que je n’oublie pas la cause humaine; mais comme nous ne pouvons pas oeuvrer sur tous les plans à la fois, j’ai fait mon choix.

Je n’oublierai jamais non plus ma rencontre avec Totoro le crapaud l’autre soir, sur le porche de ma maison.

Il voulait escalader un muret de pierres trop haut pour lui, et retombait à chaque fois.

Il s’est escrimé quatre ou cinq fois et n’en démordait pas.

Je suis arrivée doucement derrière lui, en lui parlant tout bas et gentiment, je l’ai attrapé très délicatement avec mes doigts, le pouce sur le côté gauche de son ventre, le majeur sur le côté droit, je l’ai à peine saisi et surélevé de quelques centimètres pour lui faire traverser son terrible obstacle, et le déposer dans l’herbe et les feuilles mortes de mon jardin, vingt centimètres plus haut.

Il faisait nuit, je ne l’ai vu qu’à la torche de mon téléphone.

Lorsque j’ai eu fini de l’aider, j’ai vite éteint la lumière pour ne pas l’aveugler plus longtemps, et je l’ai entendu se déplacer dans les feuilles mortes, son petit corps les faisant craquer à intervalles réguliers sous le -petit- poids de son passage.

C’est le genre de rencontres magiques que je souhaite multiplier dès maintenant dans ma vie, sans attache, sans entrave, sans m’imposer à rien ni personne.

A tous mes animaux, je vous envoie tout l’amour que j’ai en moi… croyez-moi il y en a beaucoup. Cet article vous est dédié.

Pardon du fond du coeur, pour tout. Je vais mieux maintenant. 💛

Question de point de vue: la vie en rose…à bicyclette!

Question de point de vue: la vie en rose…à bicyclette!

Cher journal,

Il faut que je te raconte tout un tas de choses encore.

Je te signale que j’écris cet article à une main, le sèche-cheveux dans l’autre, pas facile mais je m’entraîne à être multitâches!

Hier j’ai eu ma deuxième séance de thérapie par l’EMDR, une technique de traitement des traumatismes très efficace recommandée par l’OMS, avec une thérapeute que j’adore et qui m’aide beaucoup.

Autant te dire tout de suite que la séance a été éprouvante, j’ai pleuré  et j’étais tellement fatiguée que je suis allée me coucher aussi sec.

Je me suis réveillée ce matin après un doux rêve… de nourriture! Je n’avais pas ressenti de bien-être vis à vis de la nourriture depuis une éternité, et là, dans un simple rêve, une paix incroyable, tellement incroyable que ça m’a perturbée un moment.

A 8h ce matin mon infirmière est venue pour notre rendez-vous hebdomadaire et nous avons bien discuté, elle m’a même apporté des noix de son jardin, rien que pour moi! Gratitude infinie.

Ensuite j’ai fait mon petit ménage-rangement, ma petite routine du matin qui commence à être bien rodée. Ma maison est propre, rangée et sent délicatement bon l’encens à la sauge blanche.

Petite session cuisine pour le repas de midi, nous nous sommes régalés avec un petit plat nouveau de ma confection, accompagné d’une salade verte agrémentée de noix et d’une vinaigrette maison au vinaigre balsamique.

La cuisine devient mon amie et j’ai de plus en plus de plaisir à préparer à manger et à passer du temps dans cette pièce au contenu pourtant si tabou pour moi…

Après le repas de midi, je me suis retrouvée seule et en proie à des douleurs partout, tête, nuque, épaules, genoux, dos, ventre, résultat très probable de ma séance d’EMDR d’hier.

J’ai essayé de me changer les idées, essayé de faire une sieste mais je ne tenais pas en place.

J’ai regardé des vidéos de Summer Kitchen pour avoir ma dose de douceur et de simplicité, mais je n’étais pas bien, dans mon corps mais aussi dans ma tête.

Je sentais que mon esprit partait à la dérive, je commençai à remettre en question l’existence de ce blog, son intérêt, l’idée de l’arrêter est même venue me titiller, puis je me suis demandée quelle était ma place sur cette Terre, ce que j’allais bien pouvoir faire de ma vie et devenir, comment être une meilleure personne… ça cogitait sec et me donnait encore plus la migraine!

J’ai ressenti une sensation de grand vide, une infinie tristesse, je me suis sentie seule et j’aurais tout donné pour avoir un animal à câliner à ce moment-là.

C’est encore quelque chose que je m’interdis, je me suis punie toute seule il y a six ans, pour avoir involontairement fait souffrir mes animaux et fait une croix sur eux pour les préserver de mes problèmes.

Je me suis finalement décidée à faire quelque chose d’utile et productif, alors j’ai coupé tous les légumes dans le bac de mon frigo pour les congeler, comme convenu initialement.

Fière de mon geste, car je procrastinais depuis hier matin pour le faire, j’ai continué sur ma lancée en faisant une soupe poireau-céleri branche-pomme de terre.

Une fois celle-ci cuite, mixée et goûtée, et la cuisine nettoyée et rangée, je me suis de nouveau retrouvée en plein désarroi, la tête pleine de tristesse et de doutes.

Le temps semblait s’étirer inexorablement tout à l’heure, et mon ego semait la pagaille dans ma tête.

« Et si tu n’arrivais jamais à rien dans ta vie? T’as vu t’as 28 ans, bientôt 29, et tu fais rien de ta vie, t’as pas d’argent, pas de situation, t’es nulle. Tu galères, tu souffres, tu te bats, tu te casses la gueule, tu te relèves, tu manges, à ça tu sais faire et ça se voit… t’as rien pour toi, t’es grosse, t’es moche, tu te sappes comme un épouvantail en ce moment, t’as des cheveux horribles et plein de fourches, ton blog est nul et ne sert à rien ni personne… ».

Charmant! Rhabillée pour l’hiver comme on dit!

Et là, j’ai eu besoin d’air, besoin de changer d’air en fait, de me vider la tête et de mettre tous mes problèmes de côté.

J’ai regardé par la fenêtre, un rayon de soleil après quasiment 24 heures de pluie non-stop, et là mon esprit s’est éclairé.

J’ai collé un sourire sur mon visage, je me suis changée et je me suis précipitée dans mon garage pour admirer… mon vélo.

J’ai reçu ce vélo ce lundi, avant-hier donc, en provenance directe de Hollande, cadeau sur-mesure de mon Papa, pour m’offrir un peu d’autonomie en attendant le permis (qui ne vient toujours pas lui non plus!). Je l’ai attendu presque huit semaines, car étant fabriqué sur mesure, il fallait le temps de la conception + la livraison.

Un VTC vert bouteille complètement personnalisé à mon goût, avec des pièces de fabrication japonaise, le must du must du vélo, le vélo de mes rêves.

Je n’ai pas de mot pour exprimer ma gratitude envers mon Papa et ce vélo.

Ce vélo génial, je l’ai attrapé et fait glisser dans l’allée de ma maison, je l’ai enfourché et je suis allée pédaler dans mon quartier.

Une éternité que je n’avais pas pédalé, mais ça ne s’oublie pas, et qu’est-ce que ça m’a fait du bien.

Les douleurs se sont envolées, mes joues ont rosi dans le froid de Novembre, et mes idées noires sont parties en vacances elles aussi, elles en avaient bien besoin…!

Du coup, une fois sortie de chez moi, de mon petit quotidien et de mes soucis, tout s’est apaisé, mon ego a fermé son clapet, j’étais bien à pédaler tranquillement, admirant les oiseaux dans les arbres…

Je me suis dit que tout allait bien se passer, que j’allais me sentir mieux très vite, que j’allais reprendre du poil de la bête comme on dit, que j’étais heureuse d’écrire ce blog avant tout pour moi, peu importe le nombre de lecteurs, et que je ne suis ni mes émotions ni mes soucis.

Je suis revenue chez moi avec le smile, paisible, j’ai pris une douche, lavé mes cheveux (d’où le sèche-cheveux, logique!) et je me suis plantée devant mon ordinateur pour écrire cet article, parce que j’en avais envie, c’est tout, ça ne s’explique pas. Il n’y a pas toujours d’explication aux choses.

Mon blog ne change peut-être pas le monde, mais il me permet d’extérioriser tout ce que je garde pour moi dans mes longues journées de solitude, et ça me fait du bien.

Vous êtes bientôt 100000 à être venus lire mes aventures, mes réflexions plus ou moins philosophiques, mes multiples pétages de plomb et autres innovations de mon cru comme la rubrique cuisine, ou même style, même si celle-ci n’a pas vécu longtemps.

La mode c’est tellement pas mon truc… mon truc à moi ce sont les plantes, les oiseaux, l’écriture.

En parlant de ça, assise actuellement sur mon lit dans ma pièce, je regarde autour de moi et je vois le vide. Contrairement au reste de la maison où le vide me ressource, m’apaise et me détend, ce vide-ci, dans cette pièce, m’oppresse et m’angoisse car je ne m’y sens pas à l’aise, pas inspirée.

Trop de vide pour mon esprit créatif.

Pas de plantes vertes, le summum de l’horreur.

Un chevalet désespérément vide, n’attendant que mon déblocage créatif, une imprimante sinistrement éteinte, n’attendant que mon inspiration pour imprimer les pages de mon premier livre, peut-être un jour!

Des fenêtres sans rideaux, aucune intimité, un lit merveilleusement confortable mais pas accueillant, vide de coussins moelleux, aucun cadre ni quoi que ce soit d’inspirant sur les murs, oui décidément cette pièce me déprime.

Je regarde mes comptes pour projeter un éventuel aménagement de ma pièce, avec des plantes et quelques petites choses sympathiques, puis une araignée sur sa toile m’annonce que non, ça va pas être possible avant… longtemps! Zut, encore coincée.

J’aurais bien fait avec les moyens du bord mais j’ai déjà tout utilisé dans et pour les autres pièces, et je ne peux actuellement pas faire de nouvelles boutures de mes plantes… je vais être obligée de décorer cette chambre avec mes propres illustrations, et je demanderai au Père-Noël s’il peut m’apporter un chèque cadeau pour dévaliser Jardiland (insérer tête d’ange ^^).

Ce matin j’ai eu des flashs. Je me suis vue travailler dans et avec les plantes, le sourire jusqu’aux oreilles, heureuse et épanouie. Ça aussi c’était perturbant car cela semblait si réel. Ça s’est passé dans mon salon, et c’était un moment délicieux que j’espère revivre, et pourquoi pas, expérimenter cette vision dans la vraie vie! Qui sait ce que l’avenir me réserve?

Tu sais quoi cher journal? Plus j’écris cet article et plus je me dis que ma vie est super chouette et que je l’aime beaucoup.

J’ai une chance folle au quotidien de vivre dans une belle maison avec un jardin, à 100 mètres à peine de l’eau (même si ce n’est pas l’océan…!). Elle est encore pleine de « couacs » mais ça va tellement mieux déjà, quand je regarde le chemin parcouru je me dis que c’est incroyable, impossible, et pourtant si, c’est réel.

Je suis là et je crois que je suis à la bonne place et que je dois accepter aujourd’hui toutes les mains tendues pour m’aider, car il y en a, pleines de bienveillance et de confiance.

Tu connais beaucoup de monde toi qui a la chance comme moi d’admirer des mésanges bleues et charbonnières par la fenêtre de sa cuisine, qui reçoit un plein sac de noix fraîches, qui fait du vélo avec un rayon de soleil dans le dos sur un merveilleux vélo tout neuf rien qu’à lui, qui regarde les pies malicieuses voler par la fenêtre de son bureau en écrivant sur son blog, sur son super ordi (en se séchant les cheveux, détail qui tue!), et qui ce soir va manger une soupe et une salade de fenouil maison avec une bougie parfumée sur la table, et qui ensuite va regarder le dernier volet de la saga Harry Potter avec son chéri, enroulée dans un plaid avec une infusion pomme-cannelle sucrée au miel et son lapin-bouillotte tout chaud sur le ventre?

Je souhaite tout le bonheur du monde à l’Univers tout entier.

Coeur sur vous toutes et tous… à bicyclette! 🚲 💛

Réflexions devant ma machine à laver

Réflexions devant ma machine à laver

Cher journal,

Tout à l’heure, j’ai mis à laver mes chiffons en microfibre dans la machine, et je me suis retrouvée assise devant, à les regarder tourner à travers le hublot (oups j’avais écrit bulot ^^).

J’ai toujours aimé regarder le linge tourner dans la machine, je me sens comme hypnotisée et c’est un merveilleux moment de lâcher-prise.

Durant de longues minutes, je m’extasie devant ce linge qui tourne.

Et finalement, ce moment d’égarement m’a menée à de nombreuses réflexions sur ma vie en général, et j’avais envie de les partager avec toi.

J’ai beaucoup regardé les vidéos de la chaîne Youtube Summer Kitchen, ma principale source d’inspiration en ce moment, et effectivement, elle m’a encore une fois beaucoup inspirée, et je me suis mise à penser à mon alimentation, entre de nombreuses autres choses.

Trop de viande, trop de sel, trop de gras, trop de sucre, trop de grignotages, pas assez de fruits et de légumes, bref, tout ce qu’il ne faut pas! Cela résume mon alimentation depuis presque dix années maintenant.

Je sais que j’ai un souci avec la nourriture, mais j’essaie de faire des efforts.

D’une part pour mon poids et ma santé, mais aussi pour l’environnement, les animaux, pour des raisons éthiques.
Manger de la viande et du poisson, tout comme les produits laitiers, est avant tout un réconfort mais cela me rends profondément malheureuse.

J’essaie de faire au mieux, ceci dit, quitte à ne pas y arriver pour l’instant, autant essayer de faire un maximum d’efforts à côté, pour équilibrer un peu les choses, comme manger plus de légumes et de fruits, et faire toujours plus de cuisine maison pour ne pas introduire d’aliments transformés dans mon assiette (aliments transformés= le summum de la catastrophe!).

Bref, j’ai envie de m’améliorer de façon concrète dans de nombreux domaines de ma vie, à commencer par la nourriture.

La deuxième réflexion qui m’a sauté au visage en regardant cette petite demoiselle chinoise, c’est la vie qu’il y a chez elle, je ressens que sa maison est vivante, vibrante, et pour cause, il y a de nombreuses plantes et beaucoup d’animaux, et ne plus avoir d’animaux à moi depuis presque six années maintenant me ronge intensément.

Cela me manque tellement, c’est un vrai vide dans mon coeur.

Je pense de plus en plus fort à reprendre un animal, mais beaucoup de peurs m’habitent et me bloquent.

Vivre sans animaux à câliner, cajoler, dorloter, c’est vraiment dur, et chaque jour une pointe de tristesse me pique en me rappelant tous ces bons moments avec mes petites bêtes…

La troisième réflexion, qui m’est vraiment venue devant la machine à laver (tu noteras comme celle-ci m’inspire particulièrement), c’est l’immobilisme de ma vie.

Tout est propre, rangé, net, mais je ne me sens pas vivante car je reste toujours renfermée, seule, et je trouve qu’il manque de la vie à… ma vie.

Il manque de grandes balades, des courses au marché deux fois par semaine, des choses fraîches et saines dans ma vie, de grands bols d’air frais, le contact de la nature.

Je veux aussi mettre des choses en place de ce côté-là.

Ensuite, j’ai des projets d’aménagement pour mon balcon au printemps.

Mon balcon est actuellement complètement vide et manque lui aussi de vie. J’ai envie de le végétaliser complètement et de réaliser un petit potager de balcon, avec l’accent mis sur les herbes aromatiques, une culture qui me passionne par la diversité et les bienfaits de ces herbes sur la santé. Il y aura bien entendu des fleurs également! J’ai donc le projet de m’équiper petit à petit pour réaliser ce projet, car j’avais parlé cet été de permaculture, mais avec mes nombreuses absences ça ne s’est pas fait, enfin, j’ai récolté une tomate et un piment, ainsi qu’un poivron… pas si mal avec 7 semaines d’absence!

Bref, j’ai toujours ce projet permacole et je compte m’y mettre avec plus de moyens d’ici quelques mois.

Le nettoyage de mon rez-de-chaussée a sérieusement avancé, je suis très fière de moi car on y voit nettement plus clair, et je me suis autorisée à jeter plein de choses que jusqu’à présent je refusais de balancer, à cause d’un blocage en moi.

Peur de gaspiller, de manquer, honte de produire des déchets… mais maintenant j’ai réussi, et mon but est de générer de moins en moins de déchets dans ma vie en vivant un quotidien plus sain, raisonné et en accord avec la vie et les saisons.

Tu sais quoi? Je pars vraiment dans tous les sens en ce moment, mes textes n’ont aucune cohérence ni suite logique mais ce n’est pas grave, parce que ça me plait d’écrire spontanément, ce qui me vient là comme ça.

J’ai de nombreuses autres réflexions qui me viennent au fil des jours, et d’autres qui me sont venues devant la machine, mais je ne veux pas tout te dévoiler aujourd’hui, alors je m’arrête ici pour aujourd’hui.