Ma rédemption… enfin le pardon

Ma rédemption… enfin le pardon

Cher journal,

Depuis ma deuxième séance d’EMDR, beaucoup de choses ont bougé.

J’ai fait beaucoup de cauchemars qui montrent, comme me l’a expliqué ma thérapeute, que mon esprit essaie de régler les problèmes et tente de « digérer » les choses et les souvenirs pour que je me sente mieux.

Depuis une semaine environ, peut-être un petit peu plus, je n’avais qu’une idée en tête, qui tournait à l’obsession, celle d’avoir un nouveau un animal de compagnie.

Mon choix premier se portait bien entendu sur le lapin, car c’est l’animal que je préfère, et de loin!

J’ai réfléchi à la chose et j’ai bien été obligée d’admettre que je n’avais pas les moyens physiques et financiers de m’en occuper, en plus d’avoir vu écrit noir sur blanc sur mon contrat de location que les chiens, les chats et les lapins sont strictement interdits dans le logement -contrat que j’ai en plus signé-.

Soit…

En second choix, mon coeur battait très fort pour un hamster russe.

J’en ai déjà eu trois dans ma vie, et je les ai adorés à chaque fois, surtout ma petite dernière, Yobie.

Le hamster est un choix idéal pour moi: animal indépendant et nocturne, il n’a pas besoin de la même attention qu’un lapin, il mange en moins grande quantité et coûte peu d’argent à entretenir (en disant cela je n’exclue bien sûr pas les problèmes vétérinaires, mais avec les hamsters je n’ai jamais eu de soucis de ce côté-là, bref!).

Ma décision était prise, je voulais un hamster.

Je le désirais au point d’en avoir les larmes aux yeux, plus de six ans sans animaux chez moi, c’était l’enfer.

Je ne sais pas combien d’heures j’ai passé cette semaine à regarder les accessoires, le matériel, les annonces des associations, à comparer les prix et les compositions des aliments spécialisés, à comparer la taille des cages…

Je ressentais du stress avec tout ça, mais je ne l’identifiais pas vraiment.

Et puis, hier, j’ai eu une sorte d’illumination, de révélation, qui m’a tellement bouleversée que j’en ai eu les larmes aux yeux.

Une cage pour un animal, vraiment?

Après tant d’erreurs faites envers les animaux, tu voudrais recommencer à emprisonner un animal dans une cage, pour ton plaisir?

La mémoire de tes animaux ne mérite-t-elle pas d’être honorée d’une meilleure façon que cela? 

J’ai vu sur les sites des photos des animaux des clients dans leurs cages, leurs cabanes, leurs hamacs… et j’ai eu mal au coeur de voir des animaux dans des habitats minuscules et inadaptés, avec des mélanges d’aliments inadaptés eux aussi, des bébés dans les cages… ça m’a rappelé des choses, mon coeur a saigné, je ne voulais plus jamais être confrontée à ça, ce temps-là était totalement révolu.

Je ne peux plus, ne veux plus cautionner la possession d’animaux domestiques.

Loin de moi l’idée de critiquer celles et ceux qui en ont, c’est mon point de vue personnel, mais l’idée de « posséder » un être vivant, qui plus est pour mon plaisir, et de l’avilir en le mettant dans une cage, aussi grande soit-elle, ou un parc ne serait-ce que pour dormir, me fait trop mal au coeur.

Renfermer un animal dans une maison tout court, ce n’est pas naturel à mon sens.

Je refuse de rendre un être vivant dépendant de moi, d’une part parce que je n’arrive déjà pas à m’assumer toute seule correctement, et d’autre part parce que je ne veux pas obliger cet être vivant à être là, juste pour moi, pour me faire du bien et me faire plaisir.

Quand je vois les dérives, comme dans tous domaines d’ailleurs, du secteur animalier… j’ai éprouvé de la honte en regardant les rayons des animaux sur internet… des bûchettes de bois de 10 cm à peine vendues 3€, des épis des maïs vendus à 4€ pièce, des cages d’une vingtaine de centimètres pour des hamsters, des aquariums boule pour des poissons rouges, des vêtements pour chiens, des lunettes… où va le monde?

Pourquoi débiliter les animaux, pourquoi les humilier et les rabaisser au rang de poupées vivantes, pourquoi détruire les ressources de la planète pour de telles absurdités? 

L’Homme veut toujours tout posséder, conquérir, asservir, il veut dominer les autres espèces.

Chaque jour nous détruisons le monde pour nos besoins, nos envies, nos plaisirs égoïstes, aussi n’ai-je pas envie de raviver la flamme de la destruction avec des envies contre nature.

Posséder un animal est un non sens pour moi aujourd’hui, je ne possède personne, je laisse la Nature la plus libre possible de mon emprise et de mon empreinte.

Etant donné mon profond amour des animaux malgré tout, j’ai eu une idée qui me semble judicieuse et qui fait battre mon coeur, c’est donc que ce doit être un bon choix.

Je veux prendre soin au mieux de la Vie, aussi je m’engage dès aujourd’hui à protéger de toute ma force la biodiversité qui se trouve autour de moi et sur mon passage.

Nourrissage des oiseaux en hiver (sans oublier un grand bol d’eau fraîche pour le bain et l’hydratation), installations d’abris et de nichoirs pour les oiseaux, les crapauds, les insectes, jachères fleuries au retour des beaux jours, jardinage sans aucun pesticide, permaculture, végétalisation au maximum de mon logement, mon balcon et mon jardin pour conserver un bel équilibre.

Ma mission, ma rédemption, celle qui fait battre mon coeur avec paix et bonheur, c’est dorénavant de préserver la vie.

Cette mission me parle d’autant plus que, après plusieurs tentatives de suicide dans mon passé, j’ai compris que si je suis restée sur terre malgré ma profonde détresse, c’était pour prendre conscience de l’importance et de la préciosité de la Vie.

Aucune vie ne vaut plus qu’une autre, chacune doit être préservée par le maintien d’un équilibre d’une grande fragilité, ce qui nécessite beaucoup de respect, de patience, d’amour et de douceur.

Je recommence enfin à pouvoir manger végétarien sans sentiment de frustration, car je sens que mon esprit s’aligne avec mes pensées et mes valeurs, et je sais qu’un jour, quand ce sera le bon moment, je pourrais redevenir vegan, pour être totalement en accord avec mes convictions profondes, mais chaque chose en son temps.

J’ai déjà cette immense fierté et ce grand soulagement d’avoir compris que mon épanouissement ne pouvait pas, ne pourrait pas et ne devait pas passer par la possession d’un animal, et que mes mauvaises expériences du passé étaient là pour me montrer que c’était un schéma de vie qui ne me correspondait pas, ne s’accordait pas à mes principes, en plus de me stresser au quotidien.

Petit à petit, je me détache des choses, des pensées, des idées qui s’accrochaient à moi sans que je m’en rende forcément compte, je les laisse partir et je me rends compte de la belle abondance qui vient à moi en retour.

Avoir des animaux avant pour moi, c’était aussi une merveilleuse occasion pour me faire passer après, pour m’oublier et me négliger, reportant un amour excessif et étouffant sur mes animaux, faute de pouvoir me donner à moi-même un peu de cet amour.

Je me cachais derrière eux, je faisais diversion.

Aujourd’hui je ne veux plus me cacher, ni alimenter la folie consommatrice sans fin des humains, tout simplement parce que chaque jour ma vie est de plus en plus simple et légère, et chaque jour je me reconnecte à ma vraie personnalité. 

Je concrétise des projets importants en ce moment, comme finaliser l’installation de mon bureau en vue d’être dans de parfaites conditions pour reprendre le dessin et la peinture, tout simplement aussi pour me sentir bien dans mon logement, enracinée, bien entourée de mon petit univers inspirant, des choses que j’aime et qui me donnent le sourire et une profonde énergie à leur contact.

Je mets en place les premiers préparatifs pour prendre soin de la biodiversité (achats de nourriture pour les oiseaux dans un premier temps), je prépare mon projet de balcon végétalisé au printemps, je mets de côté des pots pour les futurs semis, je déleste mon logement de tout ce qui m’entrave et me gêne dans mon évolution, mon développement, et j’avance, visiblement à grands pas puisque beaucoup de monde me le fait remarquer!

Ce bonheur sans nom d’avoir enfin trouvé la force de me pardonner mes erreurs, et d’avoir trouvé un moyen épanouissant, non pas de me racheter car je trouve ce terme négatif, mais de montrer que la vie est plus forte que tout, qu’elle continue quoiqu’il arrive et qu’aujourd’hui de nombreux êtres vivants ont plus que jamais besoin de notre aide pour survivre.

Je n’oublie jamais ma chance de vivre en ne manquant de rien, ce qui est loin d’être le cas pour beaucoup d’êtres humains et vivants à travers le monde.

Ma mission s’est naturellement orientée vers les animaux car ma sensibilité envers eux est très forte, en particulier pour les oiseaux, mais il va de soi que je n’oublie pas la cause humaine; mais comme nous ne pouvons pas oeuvrer sur tous les plans à la fois, j’ai fait mon choix.

Je n’oublierai jamais non plus ma rencontre avec Totoro le crapaud l’autre soir, sur le porche de ma maison.

Il voulait escalader un muret de pierres trop haut pour lui, et retombait à chaque fois.

Il s’est escrimé quatre ou cinq fois et n’en démordait pas.

Je suis arrivée doucement derrière lui, en lui parlant tout bas et gentiment, je l’ai attrapé très délicatement avec mes doigts, le pouce sur le côté gauche de son ventre, le majeur sur le côté droit, je l’ai à peine saisi et surélevé de quelques centimètres pour lui faire traverser son terrible obstacle, et le déposer dans l’herbe et les feuilles mortes de mon jardin, vingt centimètres plus haut.

Il faisait nuit, je ne l’ai vu qu’à la torche de mon téléphone.

Lorsque j’ai eu fini de l’aider, j’ai vite éteint la lumière pour ne pas l’aveugler plus longtemps, et je l’ai entendu se déplacer dans les feuilles mortes, son petit corps les faisant craquer à intervalles réguliers sous le -petit- poids de son passage.

C’est le genre de rencontres magiques que je souhaite multiplier dès maintenant dans ma vie, sans attache, sans entrave, sans m’imposer à rien ni personne.

A tous mes animaux, je vous envoie tout l’amour que j’ai en moi… croyez-moi il y en a beaucoup. Cet article vous est dédié.

Pardon du fond du coeur, pour tout. Je vais mieux maintenant. 💛

Question de point de vue: la vie en rose…à bicyclette!

Question de point de vue: la vie en rose…à bicyclette!

Cher journal,

Il faut que je te raconte tout un tas de choses encore.

Je te signale que j’écris cet article à une main, le sèche-cheveux dans l’autre, pas facile mais je m’entraîne à être multitâches!

Hier j’ai eu ma deuxième séance de thérapie par l’EMDR, une technique de traitement des traumatismes très efficace recommandée par l’OMS, avec une thérapeute que j’adore et qui m’aide beaucoup.

Autant te dire tout de suite que la séance a été éprouvante, j’ai pleuré  et j’étais tellement fatiguée que je suis allée me coucher aussi sec.

Je me suis réveillée ce matin après un doux rêve… de nourriture! Je n’avais pas ressenti de bien-être vis à vis de la nourriture depuis une éternité, et là, dans un simple rêve, une paix incroyable, tellement incroyable que ça m’a perturbée un moment.

A 8h ce matin mon infirmière est venue pour notre rendez-vous hebdomadaire et nous avons bien discuté, elle m’a même apporté des noix de son jardin, rien que pour moi! Gratitude infinie.

Ensuite j’ai fait mon petit ménage-rangement, ma petite routine du matin qui commence à être bien rodée. Ma maison est propre, rangée et sent délicatement bon l’encens à la sauge blanche.

Petite session cuisine pour le repas de midi, nous nous sommes régalés avec un petit plat nouveau de ma confection, accompagné d’une salade verte agrémentée de noix et d’une vinaigrette maison au vinaigre balsamique.

La cuisine devient mon amie et j’ai de plus en plus de plaisir à préparer à manger et à passer du temps dans cette pièce au contenu pourtant si tabou pour moi…

Après le repas de midi, je me suis retrouvée seule et en proie à des douleurs partout, tête, nuque, épaules, genoux, dos, ventre, résultat très probable de ma séance d’EMDR d’hier.

J’ai essayé de me changer les idées, essayé de faire une sieste mais je ne tenais pas en place.

J’ai regardé des vidéos de Summer Kitchen pour avoir ma dose de douceur et de simplicité, mais je n’étais pas bien, dans mon corps mais aussi dans ma tête.

Je sentais que mon esprit partait à la dérive, je commençai à remettre en question l’existence de ce blog, son intérêt, l’idée de l’arrêter est même venue me titiller, puis je me suis demandée quelle était ma place sur cette Terre, ce que j’allais bien pouvoir faire de ma vie et devenir, comment être une meilleure personne… ça cogitait sec et me donnait encore plus la migraine!

J’ai ressenti une sensation de grand vide, une infinie tristesse, je me suis sentie seule et j’aurais tout donné pour avoir un animal à câliner à ce moment-là.

C’est encore quelque chose que je m’interdis, je me suis punie toute seule il y a six ans, pour avoir involontairement fait souffrir mes animaux et fait une croix sur eux pour les préserver de mes problèmes.

Je me suis finalement décidée à faire quelque chose d’utile et productif, alors j’ai coupé tous les légumes dans le bac de mon frigo pour les congeler, comme convenu initialement.

Fière de mon geste, car je procrastinais depuis hier matin pour le faire, j’ai continué sur ma lancée en faisant une soupe poireau-céleri branche-pomme de terre.

Une fois celle-ci cuite, mixée et goûtée, et la cuisine nettoyée et rangée, je me suis de nouveau retrouvée en plein désarroi, la tête pleine de tristesse et de doutes.

Le temps semblait s’étirer inexorablement tout à l’heure, et mon ego semait la pagaille dans ma tête.

« Et si tu n’arrivais jamais à rien dans ta vie? T’as vu t’as 28 ans, bientôt 29, et tu fais rien de ta vie, t’as pas d’argent, pas de situation, t’es nulle. Tu galères, tu souffres, tu te bats, tu te casses la gueule, tu te relèves, tu manges, à ça tu sais faire et ça se voit… t’as rien pour toi, t’es grosse, t’es moche, tu te sappes comme un épouvantail en ce moment, t’as des cheveux horribles et plein de fourches, ton blog est nul et ne sert à rien ni personne… ».

Charmant! Rhabillée pour l’hiver comme on dit!

Et là, j’ai eu besoin d’air, besoin de changer d’air en fait, de me vider la tête et de mettre tous mes problèmes de côté.

J’ai regardé par la fenêtre, un rayon de soleil après quasiment 24 heures de pluie non-stop, et là mon esprit s’est éclairé.

J’ai collé un sourire sur mon visage, je me suis changée et je me suis précipitée dans mon garage pour admirer… mon vélo.

J’ai reçu ce vélo ce lundi, avant-hier donc, en provenance directe de Hollande, cadeau sur-mesure de mon Papa, pour m’offrir un peu d’autonomie en attendant le permis (qui ne vient toujours pas lui non plus!). Je l’ai attendu presque huit semaines, car étant fabriqué sur mesure, il fallait le temps de la conception + la livraison.

Un VTC vert bouteille complètement personnalisé à mon goût, avec des pièces de fabrication japonaise, le must du must du vélo, le vélo de mes rêves.

Je n’ai pas de mot pour exprimer ma gratitude envers mon Papa et ce vélo.

Ce vélo génial, je l’ai attrapé et fait glisser dans l’allée de ma maison, je l’ai enfourché et je suis allée pédaler dans mon quartier.

Une éternité que je n’avais pas pédalé, mais ça ne s’oublie pas, et qu’est-ce que ça m’a fait du bien.

Les douleurs se sont envolées, mes joues ont rosi dans le froid de Novembre, et mes idées noires sont parties en vacances elles aussi, elles en avaient bien besoin…!

Du coup, une fois sortie de chez moi, de mon petit quotidien et de mes soucis, tout s’est apaisé, mon ego a fermé son clapet, j’étais bien à pédaler tranquillement, admirant les oiseaux dans les arbres…

Je me suis dit que tout allait bien se passer, que j’allais me sentir mieux très vite, que j’allais reprendre du poil de la bête comme on dit, que j’étais heureuse d’écrire ce blog avant tout pour moi, peu importe le nombre de lecteurs, et que je ne suis ni mes émotions ni mes soucis.

Je suis revenue chez moi avec le smile, paisible, j’ai pris une douche, lavé mes cheveux (d’où le sèche-cheveux, logique!) et je me suis plantée devant mon ordinateur pour écrire cet article, parce que j’en avais envie, c’est tout, ça ne s’explique pas. Il n’y a pas toujours d’explication aux choses.

Mon blog ne change peut-être pas le monde, mais il me permet d’extérioriser tout ce que je garde pour moi dans mes longues journées de solitude, et ça me fait du bien.

Vous êtes bientôt 100000 à être venus lire mes aventures, mes réflexions plus ou moins philosophiques, mes multiples pétages de plomb et autres innovations de mon cru comme la rubrique cuisine, ou même style, même si celle-ci n’a pas vécu longtemps.

La mode c’est tellement pas mon truc… mon truc à moi ce sont les plantes, les oiseaux, l’écriture.

En parlant de ça, assise actuellement sur mon lit dans ma pièce, je regarde autour de moi et je vois le vide. Contrairement au reste de la maison où le vide me ressource, m’apaise et me détend, ce vide-ci, dans cette pièce, m’oppresse et m’angoisse car je ne m’y sens pas à l’aise, pas inspirée.

Trop de vide pour mon esprit créatif.

Pas de plantes vertes, le summum de l’horreur.

Un chevalet désespérément vide, n’attendant que mon déblocage créatif, une imprimante sinistrement éteinte, n’attendant que mon inspiration pour imprimer les pages de mon premier livre, peut-être un jour!

Des fenêtres sans rideaux, aucune intimité, un lit merveilleusement confortable mais pas accueillant, vide de coussins moelleux, aucun cadre ni quoi que ce soit d’inspirant sur les murs, oui décidément cette pièce me déprime.

Je regarde mes comptes pour projeter un éventuel aménagement de ma pièce, avec des plantes et quelques petites choses sympathiques, puis une araignée sur sa toile m’annonce que non, ça va pas être possible avant… longtemps! Zut, encore coincée.

J’aurais bien fait avec les moyens du bord mais j’ai déjà tout utilisé dans et pour les autres pièces, et je ne peux actuellement pas faire de nouvelles boutures de mes plantes… je vais être obligée de décorer cette chambre avec mes propres illustrations, et je demanderai au Père-Noël s’il peut m’apporter un chèque cadeau pour dévaliser Jardiland (insérer tête d’ange ^^).

Ce matin j’ai eu des flashs. Je me suis vue travailler dans et avec les plantes, le sourire jusqu’aux oreilles, heureuse et épanouie. Ça aussi c’était perturbant car cela semblait si réel. Ça s’est passé dans mon salon, et c’était un moment délicieux que j’espère revivre, et pourquoi pas, expérimenter cette vision dans la vraie vie! Qui sait ce que l’avenir me réserve?

Tu sais quoi cher journal? Plus j’écris cet article et plus je me dis que ma vie est super chouette et que je l’aime beaucoup.

J’ai une chance folle au quotidien de vivre dans une belle maison avec un jardin, à 100 mètres à peine de l’eau (même si ce n’est pas l’océan…!). Elle est encore pleine de « couacs » mais ça va tellement mieux déjà, quand je regarde le chemin parcouru je me dis que c’est incroyable, impossible, et pourtant si, c’est réel.

Je suis là et je crois que je suis à la bonne place et que je dois accepter aujourd’hui toutes les mains tendues pour m’aider, car il y en a, pleines de bienveillance et de confiance.

Tu connais beaucoup de monde toi qui a la chance comme moi d’admirer des mésanges bleues et charbonnières par la fenêtre de sa cuisine, qui reçoit un plein sac de noix fraîches, qui fait du vélo avec un rayon de soleil dans le dos sur un merveilleux vélo tout neuf rien qu’à lui, qui regarde les pies malicieuses voler par la fenêtre de son bureau en écrivant sur son blog, sur son super ordi (en se séchant les cheveux, détail qui tue!), et qui ce soir va manger une soupe et une salade de fenouil maison avec une bougie parfumée sur la table, et qui ensuite va regarder le dernier volet de la saga Harry Potter avec son chéri, enroulée dans un plaid avec une infusion pomme-cannelle sucrée au miel et son lapin-bouillotte tout chaud sur le ventre?

Je souhaite tout le bonheur du monde à l’Univers tout entier.

Coeur sur vous toutes et tous… à bicyclette! 🚲 💛

Réflexions devant ma machine à laver

Réflexions devant ma machine à laver

Cher journal,

Tout à l’heure, j’ai mis à laver mes chiffons en microfibre dans la machine, et je me suis retrouvée assise devant, à les regarder tourner à travers le hublot (oups j’avais écrit bulot ^^).

J’ai toujours aimé regarder le linge tourner dans la machine, je me sens comme hypnotisée et c’est un merveilleux moment de lâcher-prise.

Durant de longues minutes, je m’extasie devant ce linge qui tourne.

Et finalement, ce moment d’égarement m’a menée à de nombreuses réflexions sur ma vie en général, et j’avais envie de les partager avec toi.

J’ai beaucoup regardé les vidéos de la chaîne Youtube Summer Kitchen, ma principale source d’inspiration en ce moment, et effectivement, elle m’a encore une fois beaucoup inspirée, et je me suis mise à penser à mon alimentation, entre de nombreuses autres choses.

Trop de viande, trop de sel, trop de gras, trop de sucre, trop de grignotages, pas assez de fruits et de légumes, bref, tout ce qu’il ne faut pas! Cela résume mon alimentation depuis presque dix années maintenant.

Je sais que j’ai un souci avec la nourriture, mais j’essaie de faire des efforts.

D’une part pour mon poids et ma santé, mais aussi pour l’environnement, les animaux, pour des raisons éthiques.
Manger de la viande et du poisson, tout comme les produits laitiers, est avant tout un réconfort mais cela me rends profondément malheureuse.

J’essaie de faire au mieux, ceci dit, quitte à ne pas y arriver pour l’instant, autant essayer de faire un maximum d’efforts à côté, pour équilibrer un peu les choses, comme manger plus de légumes et de fruits, et faire toujours plus de cuisine maison pour ne pas introduire d’aliments transformés dans mon assiette (aliments transformés= le summum de la catastrophe!).

Bref, j’ai envie de m’améliorer de façon concrète dans de nombreux domaines de ma vie, à commencer par la nourriture.

La deuxième réflexion qui m’a sauté au visage en regardant cette petite demoiselle chinoise, c’est la vie qu’il y a chez elle, je ressens que sa maison est vivante, vibrante, et pour cause, il y a de nombreuses plantes et beaucoup d’animaux, et ne plus avoir d’animaux à moi depuis presque six années maintenant me ronge intensément.

Cela me manque tellement, c’est un vrai vide dans mon coeur.

Je pense de plus en plus fort à reprendre un animal, mais beaucoup de peurs m’habitent et me bloquent.

Vivre sans animaux à câliner, cajoler, dorloter, c’est vraiment dur, et chaque jour une pointe de tristesse me pique en me rappelant tous ces bons moments avec mes petites bêtes…

La troisième réflexion, qui m’est vraiment venue devant la machine à laver (tu noteras comme celle-ci m’inspire particulièrement), c’est l’immobilisme de ma vie.

Tout est propre, rangé, net, mais je ne me sens pas vivante car je reste toujours renfermée, seule, et je trouve qu’il manque de la vie à… ma vie.

Il manque de grandes balades, des courses au marché deux fois par semaine, des choses fraîches et saines dans ma vie, de grands bols d’air frais, le contact de la nature.

Je veux aussi mettre des choses en place de ce côté-là.

Ensuite, j’ai des projets d’aménagement pour mon balcon au printemps.

Mon balcon est actuellement complètement vide et manque lui aussi de vie. J’ai envie de le végétaliser complètement et de réaliser un petit potager de balcon, avec l’accent mis sur les herbes aromatiques, une culture qui me passionne par la diversité et les bienfaits de ces herbes sur la santé. Il y aura bien entendu des fleurs également! J’ai donc le projet de m’équiper petit à petit pour réaliser ce projet, car j’avais parlé cet été de permaculture, mais avec mes nombreuses absences ça ne s’est pas fait, enfin, j’ai récolté une tomate et un piment, ainsi qu’un poivron… pas si mal avec 7 semaines d’absence!

Bref, j’ai toujours ce projet permacole et je compte m’y mettre avec plus de moyens d’ici quelques mois.

Le nettoyage de mon rez-de-chaussée a sérieusement avancé, je suis très fière de moi car on y voit nettement plus clair, et je me suis autorisée à jeter plein de choses que jusqu’à présent je refusais de balancer, à cause d’un blocage en moi.

Peur de gaspiller, de manquer, honte de produire des déchets… mais maintenant j’ai réussi, et mon but est de générer de moins en moins de déchets dans ma vie en vivant un quotidien plus sain, raisonné et en accord avec la vie et les saisons.

Tu sais quoi? Je pars vraiment dans tous les sens en ce moment, mes textes n’ont aucune cohérence ni suite logique mais ce n’est pas grave, parce que ça me plait d’écrire spontanément, ce qui me vient là comme ça.

J’ai de nombreuses autres réflexions qui me viennent au fil des jours, et d’autres qui me sont venues devant la machine, mais je ne veux pas tout te dévoiler aujourd’hui, alors je m’arrête ici pour aujourd’hui.

Déprogrammation mentale

Déprogrammation mentale

Cher journal,

Au fil des années, j’ai malgré moi laissé mes problèmes me définir et m’aliéner.

J’ai fini par dire « je suis dépressive, je suis boulimique, je suis pauvre, je suis triste, je suis en colère, etc etc ».

Ma thérapie actuelle est aussi intensive émotionnellement qu’elle est efficace, et j’ai appris à dissocier mes émotions de ma personne.

Je ne suis pas triste mais je ressens de la tristesse par exemple, ce qui me permet de reprendre possession de moi-même et me rendre compte également que la souffrance ne me définit pas, même si elle est encore encombrante dans ma vie, dans ma tête.

Je ressens de la colère, beaucoup, celle que j’ai emmagasinée depuis des années, refoulée ou retournée contre moi.

J’apprends à la comprendre, à trouver son origine et à « digérer » celle-ci pour apaiser mes réactions dans le moment présent.

Plus que jamais en ce moment j’ai besoin de solitude, je n’ai pas envie de parler aux autres, non pas par méchanceté, mais parce que j’ai besoin de cet espace pour moi, pour me recentrer vraiment, parce que ce dont je me rends compte, c’est que maintenant que j’ai arrêté de me définir comme dépressive, triste et boulimique, je suis incapable de dire qui je suis et comment je me définis.

Je suis Alice. Vous me direz c’est déjà bien d’être soi, mais ce que je veux dire c’est que je ressens un grand vide en mettant la souffrance de côté, comme si celle-ci m’était tellement familière que le fait de l’avoir abandonnée me laissait seule, perplexe, abandonnée.

Comment occuper mon esprit si je ne le consacre plus à ma souffrance?

Qu’y a-t’-il derrière ce masque de souffrance, qu’est-ce que je veux vraiment dans la vie?

Comment vais-je occuper mon temps lorsque je ne souffrirai plus du passé, que vais-je faire de ma vie? Quelles sont les choses qui ont de l’intérêt à mes yeux?

C’est comme un grand vide bouleversant, un vide attirant, un vide provocant, un vide angoissant.

L’attirance du vide, du rien, que l’homme cherche constamment à remplir pour se sentir existant.

Ma façon à moi de me sentir existante, vivante, bien que déplorable à mes yeux, est de consommer.

Manger surtout, mais aussi acheter.

Puis ressentir le dégoût et tout arrêter, jusqu’à me sentir de nouveau vide et inexistante et recommencer à manger et à acheter.

C’est tout à l’opposé de la vie que j’aimerais, ce rêve profond en moi que je m’interdis parce que… je ne sais pas trop pourquoi, peut-être par peur du regard des autres, de leur jugement?

J’ai beau dire que ceux-ci ne m’atteignent pas, je suis au contraire très influencée par le regard et le jugement des autres sur ma personne, tout simplement parce que je suis tellement mal dans ma peau et ma vie que je laisse les autres décider à ma place si ce que je fais, dis, porte ou même l’apparence physique que j’ai est acceptable, convenable.

Tu sais ce que je ferais cher journal si je n’avais plus peur du regard des autres? Je passerai ma vie à écrire, des livres, des articles de blog et mon journal. Je prendrais des cours d’aquarelle et de pastel sec, je passerai mon temps libre à lire de la poésie et regarder les oiseaux.

Je remplirais encore plus ma maison de plantes et mon balcon de fleurs, je ferais plein de petits plats, je me déplacerais à vélo et n’en aurais rien à faire de ne pas avoir mon permis.

J’aurais une petite maison à la campagne avec quelques poules, j’apprendrais la poterie et j’aurais un four spécial, où je fabriquerais mes propres bols, tasses et pots de fleurs en terre.

J’aurais un potager permacole très fourni mais pas très grand, je mangerais essentiellement ce que je récolterais dans mon jardin, je n’aurais aucune nuisance sonore autour de moi.

Je n’aurais que très peu de choses dans ma maison, exceptées mes plantes vertes et mes bols japonais.

Seulement quelques vêtements, très peu de choses mais des choses adorées, mais en revanche j’aurais un atelier créatif rempli de matériel, de toiles, de papiers, pour laisser libre cours à mon imagination si fertile.

J’ai un esprit à la tournure particulière qui a besoin d’être constamment stimulé (c’est pas moi qui le dit mais mais psy) sinon je m’ennuie et l’ennui me fait me sentir dépressive, triste et angoissée.
J’ai un terrible blocage créatif depuis des mois, qui heureusement ne touche pas l’activité créative qui a le plus de sens et d’importance à mes yeux, l’écriture (évident!), mais je n’arrive plus à faire le moindre dessin, à toucher mes aquarelles…

J’ai eu de magnifiques pastels en Novembre dernier et je n’en ai même pas utilisé un seul.

En terminale, en fin d’année, il y a eu un incident majeur dans ma vie.

J’avais préparé un dossier pour faire une école d’art. J’avais très envie de devenir illustratrice et me spécialiser dans l’illustration de livres pour enfants, parce que j’adore les dessins mignons et naïfs, et l’univers enfantin tout entier, magique et merveilleux.

Une phrase, une simple phrase assassine m’a tout fait abandonner.

J’ai jeté mon dossier à la poubelle, vaincue.

Et je n’ai jamais pardonné cette personne pour cette phrase assassine.

J’y travaille, ce qui explique ma colère, elle aussi assassine, que je ressens actuellement.

Tout ça pour dire que tant que je n’aurais pas retrouvé ma créative complète et entière, je ne serais pas moi-même, et donc par extension, je ne serais pas heureuse et épanouie.

Tu sais quoi? Cet article part dans tous les sens, comme mon esprit, alors je vais m’arrêter là et je reviendrai quand celui-ci ne sera plus tout à l’envers comme maintenant.

 

Ps: à toi qui me lis, excuse-moi si je ne réponds pas à tes commentaires en ce moment, ça bloque aussi. Mais je te lis avec énormément de plaisir et te répondrai dès que possible. Coeur sur toi 💛