🕸 Minimalisme: commencer le désencombrement

Il n’y a rien de plus exaltant que de se lancer dans un projet, et celui de désencombrer son logement en est un.

Désencombrer son lieu de vie, c’est tourner des pages du passé, c’est aller de l’avant, plus léger au quotidien une fois les placards et l’agenda dégraissés, c’est vivre entouré de choses que nous aimons, que nous affectionnons et avons plaisir à utiliser dans notre quotidien.

Ceci dit, pour certain(e)s, la tache de se désencombrer peut prendre des allures de parcours du combattant, car parfois, l’encombrement est tel que le découragement arrive au galop, avant même que l’on se soit officiellement lancé dans le tri.

Je suis une grande optimiste dans l’âme, et pour moi, tout est possible.

Même si vous êtes très encombré, vous pouvez devenir minimaliste.

Evidemment, cela ne se fera pas tout seul, mais si l’envie est vraiment là, vous y arriverez.

Pour cela, j’ai une technique infaillible, même si de prime abord elle ne paye pas de mine, c’est la technique du Kaizen: « cette démarche japonaise repose sur des petites améliorations faites au quotidien, constamment. » (Source: Wikipédia)

Autrement dit, vous allez faire des petits pas tous les jours, sans jamais vous arrêter.

Il vaut mieux rester engagé dans la durée en faisant un tout petit effort chaque jour, que de vouloir y passer des heures entières d’un coup et se décourager au bout d’une semaine.

 

Appliquer le Kaizen pour le désencombrement de votre maison

 

Comment faire de petits pas pour se désencombrer?

C’est simple: choisissez un laps de temps court à votre convenance, par exemple 5 minutes, 10 minutes, 15 minutes (ne voyez surtout pas trop grand!), programmez ce temps sur un minuteur et pendant ce temps imparti, triez votre logement. Tous les jours.

Très honnêtement, je vous conseille 5 ou 10 minutes maxi, avec une implication totale dans votre tri.

Cela paraît peut-être minime ou ridicule pour certains, mais je vous assure que si vous faites cela tous les jours, cela s’y connaîtra très vite.

Voici mes autres conseils pour appliquer au mieux le Kaizen dans votre projet de désencombrement:

  • Commencez votre tri par la pièce la moins encombrée, et terminez par la plus encombrée, afin de ne pas vous décourager devant l’ampleur de la tache.
  • Ne dépassez pas votre créneau de temps, même si l’envie vous prend. Laissez mûrir chaque jour cette micro séance de désencombrement, et rechargez votre énergie pour le lendemain. Lentement mais sûrement.
  • Réservez tous les objets à valeur sentimentale pour la fin (correspondance, souvenirs, cadeaux, journaux intimes…)
  • Prévoyez de nombreux cartons, sacs poubelle et de recyclage. Veillez à ne pas être à court de toutes ces aides précieuses pour ne pas freiner votre élan de tri.
  • L’idéal est de commencer par un petit tiroir/placard peu encombré, et d’évoluer de la plus petite zone à la plus grande, en premier lieu dans la pièce où vous vous trouvez, puis à appliquer au logement dans sa globalité.
  • Concentrez-vous d’abord sur tout ce qui est à jeter, toujours pièce par pièce: videz toutes vos poubelles, jetez les éventuels déchets quotidiens qui peuvent trainer chez vous (nous parlerons zéro déchet plus tard, chaque chose en son temps). Bouteilles vides, mouchoirs, paquets de gâteaux, vieilles éponges (je vous conseille de n’en garder qu’une ou deux pour le ménage, pas plus), vieilles brosses à dents (gardez-en une pour le ménage, très pratique!), produits périmés dans votre salle de bains, votre cuisine…
  • Réservez les livres, DVD/CD, les vêtements, chaussures et accessoires en dernier, avant les objets à caractère sentimental, car ce sont eux les plus difficiles à trier en général (à cause de l’attachement qu’ils suscitent en nous).
  • Etablissez vos propres règles: décidez d’une date butoir pour prendre une décision pour les objets qui vous font hésiter quant à leur sort, délimitez un nombre d’affaires par catégorie pour vous aider à trouver un cadre qui vous ressemble au fil du temps, et fixez ces petites règles dans votre esprit, quotidiennement. Le but n’est pas de vous brusquer ou de vous figer dans des règlements rigides et austères, mais de vous permettre, au fil du temps, de trouver vos propres repères matériels, de définir ce dont vous avez vraiment besoin et envie pour vous sentir bien.
  •  N’oubliez pas: le désencombrement d’un logement n’est pas qu’un simple tri, c’est une excellente thérapie pour apprendre à se connaître, à se pardonner, à tourner des pages et à évoluer vers une meilleure version de vous-même.
  • Partez du principe que votre lieu d’habitation vous reflète physiquement et psychologiquement et observez votre logement: que disent les objets qui vous entourent de vous? Dans quel état sont-ils? Comment vivez-vous? Où en est votre ménage? L’idée n’est absolument pas de se juger, mais de déclarer « A partir d’aujourd’hui, tout ce qui est chez moi reflète la belle personne que je suis, que je veux être et devenir « . Ne vous entourez que du meilleur, ne vous dévalorisez pas, autorisez-vous un logement propre, ordonné et rempli (façon de parler hein…) de choses belles et que vous affectionnez réellement.

 

Exemple: Si vous vivez à deux et que vous avez 15 tasses à thé/café, peut-être pourriez-vous en garder seulement une ou deux chacun, en choisissant vos préférées. Si aucune ne vous plait, remplacez-les dès que vous le pouvez par « votre tasse coup de coeur préférée de tous les temps ».

Economisez s’il le faut, mais commencez déjà par réduire le nombre de tasses; gardez-en moins et fixez-vous l’objectif d’acquérir la plus belle tasse du monde à vos yeux.

Enlevez les tasses moches, ébréchées, celles qui vous sortent par les yeux ou vous rappellent un mauvais souvenir.

Utiliser des objets que l’on adore transforme vraiment le quotidien, alors imaginez faire cela pour toutes vos catégories d’objets??? Wouaouh!

 

  • Utilisez le jeu du Minsgame pour vous aider à vous désencombrer en douceur.
  • Félicitez-vous après chaque session de tri et après chaque objet débarrassé.

 

Je crois que dans un premier temps, je t’ai donné pas mal de travail, de pistes de réflexion et d’idées pour commencer/continuer ton tri sereinement.

Je t’invite donc, comme moi je vais le faire, à trier 5 minutes par jour ton logement, et pourquoi pas à tenir un journal de bord pour y lister tout ce que tu as donné/vendu/jeté…

Tu peux aussi prendre des photos avant/après, c’est souvent édifiant.

Je te prépare un reportage photo de mon propre désencombrement.

J’ai beau ne pas posséder grand chose, tu verras que j’ai quand-même encore beaucoup de tri à faire… quand il n’y en a plus, il y en a encore!

 

Bonnes cinq minutes de tri, coeur sur toi!

📦 Minsgame : session Août 2018

Définition du Minsgame

Le Minsgame est un petit jeu pour se désencombrer, inventé par Joshua Fields Millburn & Ryan Nicodemus du blog The Minimalists et qui se déroule sur un mois entier.

Le but de ce jeu est de se « débarrasser » d’une chose le 1er du mois, puis de 2 choses le 2, de 3 choses le 3 et ainsi de suite pour arriver à 30 articles le 30 -ou 31 articles… le 31, logique quoi-, ce qui au total fait 465 (ou 466) articles à supprimer sur les 30 jours (1+2+3+4 …. +28+29+30).

Toutes les affaires du logement comptent : les meubles, les appareils électroménagers et électroniques, les livres, les vêtements, les accessoires, les CD, DVD. Tout tout tout!

En revanche, il faut éviter au maximum de jeter et favoriser le don à des proches ou à des associations, bibliothèques, hôpitaux…

Conscience écologique et sociale oblige, il est important de partager nos surplus avec les autres, à condition que ces surplus soient profitables: les autres ne sont pas les réceptacles de nos vieilleries.

Si vous donnez, assurez-vous que cela réponde à un réel besoin/ou simplement une véritable envie en face.

Bref, je ferme la parenthèse!

 

Ce qui est cool, c’est qu’on est le 1er Août aujourd’hui, et c’est donc une date idéale pour commencer une session de Minsgame tout beau tout neuf, qu’en dis-tu?

Aujourd’hui, il faut enlever un seul objet, ce qui ne devrait pas être trop compliqué 😀

Débarrasse-t-en le plus rapidement possible pour ne pas continuer à accumuler chez toi.

Ready to play?

 

Alors, connaissais-tu ce petit jeu?

Vas-tu t’y prêter en même temps que moi?

En ce qui me concerne, je suis lancée pour le mois d’Août, et je commence ce premier jour avec un cache-pot qui vient de chez mes parents, que je redonnerai à ma Maman la prochaine fois qu’elle viendra.

Si tu te lances, mets-toi un petit rappel quelque part en évidence (dans ton téléphone, sur ton ordinateur, ton miroir…) pour ne pas oublier d’enlever des affaires chaque jour 😉

Dis-toi que si tu joues le jeu, à moins d’être déjà bien désencombrée, tu auras enlevé 466 affaires de chez toi à la fin du mois, c’est énorme non?

Bon courage, n’hésite pas à me raconter ce que tu enlèves, tu sais comme je suis curieuse 😉

Je ferai un bilan chaque semaine sur le blog, motivée 🙂

🎧 Minimalisme: mon livre préféré (audio)

Aujourd’hui je publie un enregistrement audio (podcast) au sujet de mon livre préféré concernant le minimalisme, Simplifiez votre intérieur grâce au Feng Shui de Karen Kingston.

Les enregistrements sont difficiles pour la timide que je suis, alors merci pour ta compréhension, j’apprends tout juste à faire des montages 🙂

Je ne peux que m’améliorer au fil du temps ☺️

Si tu souhaites m’encourager, abonne-toi à ma chaîne et dis-moi ce que tu en penses!

Bonne écoute!

 

Minimalisme, lâcher prise & liberté

Il y a 10 jours, j’écrivais un article pour dire au revoir au minimalisme, après 10 ans passés à vivre avec cette étiquette -faussement- collée sur le dos.

A la fin de l’article, puis en le publiant, je me suis sentie étrange, bizarrement vide, avant de comprendre que, paradoxalement, le minimalisme était devenu l’une des principales compulsions de ma vie et prenait une place incroyable dans mon quotidien.

Quand je me sentais bien, je triais, jetais, vidais, quand je me sentais mal aussi.

Pareil lorsque j’étais triste ou en colère; peu importe le ressenti émotionnel, il fallait que je trie, que je vide.

Cela occupait mes journées, je défaisais mes cartons, je les refaisais, j’avais cette sensation de faire quelque chose de concret alors qu’en réalité je tournais en rond et ne faisait rien de productif.

Récemment, j’ai compris que tous mes comportements compulsifs, y compris ceux liés au minimalisme dont je viens de parler, étaient des manières de m’éloigner de la vie, la vraie, celle qui vit, celle qui respire.

Je mangeais jusqu’à me sentir nauséeuse, je consommais à tort et à travers pour me sentir vivante, puis je me débarrassais de tous ces achats -ou presque- car je me sentais coupable.

Puis je me privais de nourriture car je me sentais à nouveau coupable, coupable d’exister, je vidais mes affaires car je ne me sentais pas légitime de posséder des choses, j’avais honte.

Honte de moi, honte d’exister, de consommer, de polluer, de « souiller » la planète avec mes affaires et leur impact sur le monde, avec mes besoins égoïstes…

Coupable, coupable, coupable.

Je portais le poids du monde et de ses souffrances sur mes épaules, et je m’effondrais à chaque pas.

Je m’anesthésiais de toutes les manières possibles, car en moi vivait l’idée que je ne voulais pas de cette vie qui m’était offerte.

Je me relevais, puis je tombais, j’étais dans un combat stérile et perdu d’avance, je tournais en rond, puis je tournais en carré, mais au final, je tournais toujours autour du pot, autour de la vie.

Et puis ce week-end, j’ai totalement lâché-prise.

Mon chéri et moi étions bien malades -un bon gros rhume carabiné-, il pleuvait des hallebardes dehors et il faisait froid.

Nous avons alors fermé nos volets et passé le week-end à jouer à la console et à regarder tous les épisodes d’une série cool –The Rain sur Netflix-.

On a énormément rigolé, on était bien, juste tous les deux, à ne rien faire, juste le strict nécessaire pour manger, se laver et débarrasser la table.

Hier pour le goûter j’ai fait des pancakes qu’on a picorés devant la télé, entre deux vagues de notre jeu chouchou, Gears of war 4.

C’était bon, je ne me suis d’ailleurs posé aucune question sur les calories, mes kilos en trop, le sucre, le gras…

Je n’ai jamais autant déconnecté de ma vie, j’ai oublié tous mes soucis, j’étais dans le moment présent, à rire avec mon chéri, à m’amuser comme une folle.

Je ne me suis posé aucune question sur aucun sujet, j’étais juste bien.

Je n’ai pas pensé à mes affaires, à mes problèmes « de petite personne égotique », car c’est bien là le souci: très souvent, il n’y a aucun problème, c’est le mental qui ressasse.

Ce week-end, je ne me suis inquiétée de rien car je vivais à fond, pleinement, le moment présent, aussi simple et platonique puisse-t-il être parfois.

Je ne manquais de rien d’essentiel, j’étais heureuse avec mon homme, je rigolais, je me fichais royalement de tout.

Je voulais juste continuer d’être là. Ce que j’ai fait.

C’était une sensation tellement délicieuse, je n’ai absolument pas vu le temps passer.

Cela m’a fait prendre conscience à quel point mon cerveau est encombré de déchets, de pensées parasites, de données obsolètes, et de l’importance que je donne à tout cela dans ma vie.

Prendre conscience également du bonheur accessible à chaque seconde si l’on arrive justement à se glisser dans le moment présent: tout devient bonheur, même la plus petite chose du quotidien.

Je ne me définis plus comme minimaliste, et s’il existe une rubrique à ce sujet sur mon blog, c’est simplement pour que vous vous repériez mieux dans le classement de mes articles.

En lâchant prise à ce sujet, je ne m’imaginais pas à quel point cela libérerait des choses dans mon esprit, et par extension dans ma vie: en arrêtant de me « limiter » matériellement, j’ai permis à mon être de s’exprimer dans toute la diversité de ses facettes, et je me sens tellement plus libre ainsi!

Je me suis autorisée à aimer des choses totalement contraires et opposées, ce que j’avais du mal à faire avant car je n’assumais pas toutes les facettes de ma personne.

Pour moi, on était blanc ou noir, on ne pouvait pas être gris… c’est en découvrant ce gris chez moi que j’ai compris la richesse de ma personne, et c’est ainsi que je peux m’aimer aujourd’hui.

Aujourd’hui je ne ressens plus le besoin de trier, de me débarrasser, de ranger de façon compulsive. Ni le besoin de m’anesthésier avec la nourriture. Ni celui de me priver.

Je suis bien avec mes affaires, j’en ai peu mais je les aime, je ne les compte plus car je m’en fiche, ce n’est qu’un nombre, ça n’a aucune importance.

J’ai beaucoup de livres, pas mal de chaussures, juste un matelas dans ma chambre, encore plein de produits de soins et de beauté « cracra » à finir, vestiges d’un passé difficile, des vêtements de styles différents, des peluches, plein de plantes vertes et de boutures.

J’aime autant le calme que j’aime écouter du métal, j’aime autant lire un roman « fleur bleue » que des ouvrages de poésie, de philo ou des bandes-dessinées, j’aime les films de monstres tout comme j’aime la musique classique.

Je joue à des jeux de guerre contre des monstres et je m’occupe de mes plantes comme si elles étaient mes enfants.

Je suis grise, un mélange de blanc et de noir, de lumière et d’obscurité, et aujourd’hui je me fiche de ne plus avoir le logement le plus dépouillé possible, je me fiche de ne pas être parfaite, je me fiche de mes kilos ou de mes habitudes alimentaires, je me fiche de ce qu’on peut trouver dans les vitrines des magasins, et je me contrefiche de ce que les autres peuvent penser de moi.

La liberté, c’est ça.

Je me suis affranchie de mes souffrances, j’ai dit au revoir aux démons qui me tourmentaient.

J’ai pris confiance en moi, j’ai appris de mes erreurs, toutes catégories confondues, je me suis apprivoisée pour pouvoir enlever une à une les étiquettes qui entravaient cette précieuse liberté.

La vie est belle ❤