Partir en vacances: l’occasion idéale pour se recentrer et se désencombrer

Partir en vacances: l’occasion idéale pour se recentrer et se désencombrer

Je suis à trois jours de partir en Bretagne avec ma maman, plus précisément à Carnac, et je m’apprête à faire ma valise.

De nature plutôt (très) organisée, j’ai préparé une liste des choses à emmener par catégorie: vêtements, chaussures, accessoires, produits de toilette et de soins, petites choses du quotidien (lunettes, gourde, porte-monnaie…)…

Rédiger une liste me permet de me focaliser sur l’essentiel, afin de ne pas me charger inutilement pour mon séjour.

Cela implique de se renseigner sur la météo du lieu de vacances à l’avance, d’anticiper des changements de dernière minute, de prendre en compte le fait que je vais être au bord de l’océan et qu’il peut y avoir du vent, faire plus froid que dans les terres… et d’adapter également ma liste d’affaires par rapport aux activités et sorties prévues au programmes.

Une fois que tous ces paramètres ont été pris en compte, il s’agit de « concocter » des tenues les plus passe-partout possibles, et de mixer un maximum d’éléments entre eux pour emporter un minimum d’affaires, car franchement, qui apprécie d’avoir des tonnes de bagages à porter en vacances?

En tout cas pas moi!

 

Pour les produits d’hygiène, de soins et le maquillage, le minimum syndical va être emporté, le but: efficacité maximale avec un encombrement minimal encore une fois.

Si tu as lu mon article concernant mon grand tri automnal (et si tu ne l’as pas encore lu, fonce à la vitesse de l’éclair en cliquant sur le lien!), tu sais que j’ai un gros sac (enfin pas si gros mais bien assez quand même) de produits de soins et d’hygiène à terminer.

Ce sont pour la grande majorité des restes d’achats compulsifs de ces derniers mois difficiles.

J’ai décidé d’emmener tous les fonds de tubes en vacances pour les écouler et ne pas les ramener chez moi, afin de me désencombrer d’une bonne partie de mes surplus rapidement.

Si je veux m’en débarrasser rapidement, c’est parce que les voir me déclenche des crises de culpabilité intenses.

Je pourrais les donner mais je souhaite assumer mon erreur.

Les jeter serait anti-productif pour l’écolo que je suis (même si de ce côté-là j’ai un peu régressé ces derniers temps, mais je me rattrape petit à petit)!

Bref, en gros je vais bazarder plein de tubes et de flacons de crème en trop en profitant de mon voyage!

Partir en vacances permet vraiment de se recentrer sur ce qui est important, autant d’un point de vue matériel (voyager léger et prendre uniquement ce dont nous avons besoin) mais aussi sur le plan psychologique, car en quittant son quotidien et la routine qui y est installée également, on peut prendre du recul sur nos soucis, nos peurs, nos interrogations, et même nos projets, ce qui est une opportunité extraordinaire pour repartir du bon pied en revenant chez soi.

Je file vous programmer deux articles pour ce week-end, parce que je vous aime et que j’ai des choses à vous écrire avant de partir, et ensuite je commencerai à faire ma valise.

Youpi, à moi les mouettes, l’air iodé, les vagues et les crêpes bretonnes! 🥞

Coeur sur toi, et bon week-end! 💛

L’art du détachement matériel/ Packing Party

L’art du détachement matériel/ Packing Party

Depuis quelques jours une réflexion me trotte dans la tête.

Je regarde autour de moi et je vois toutes ces choses que je ne vois plus vraiment car je les ai intégrées dans mon quotidien, ces choses qui ne me procurent pas spécialement de bonheur ou de plaisir, ou carrément celles qui ne me servent plus et sont devenues obsolètes.

J’ai beau ne pas posséder grand chose et avoir fait un grand tri pas plus tard que… hier et aujourd’hui!, je suis tellement dans une phase de métamorphose, de changement et de bouleversement qu’une grande partie de mes affaires ne fait plus sens en moi.

L’entrée dans l’Automne a joué sur mes émotions aussi, ce n’est pas qu’une saison préférée pour moi, la fin Septembre est une période chaque année bouleversante où mon corps me rappelle le manque et l’incompréhension d’une situation vécue intime et délicate.

J’ai besoin d’avancer par rapport à tout ça.

Depuis toute petite j’ai une peur panique du manque et de l’abandon, la peur dévorante de me retrouver seule et sans ressources, ce qui m’a poussée à de nombreux comportements compulsifs ou d’évitement, à me retrouver dans des situations très peu enviables, à un monstrueux gaspillage d’argent, de ressources, d’affaires en tout genre…

Aujourd’hui, un détachement certain vis-à-vis de l’extérieur s’opère en moi, je commence à prendre confiance en moi et à me fier plus à moi-même, à mon ressenti, à mes envies et besoins, et je me rends compte que beaucoup de choses ne vont pas dans ma vie.

La bonne nouvelle, c’est que ces choses sont facilement et rapidement modifiables car elles sont de l’ordre du consommable et du matériel -il n’y a donc rien de grave- et la mise en place de cette amorce de changement me rends très impatiente et enthousiaste.

Ayant une estime de moi-même à ras les pâquerettes de par une éducation très rabaissante, du harcèlement à tous les âges de ma vie et plus récemment par une profonde dépression qui m’a poussée jusqu’en clinique psychiatrique, j’ai fait énormément de mauvais choix.

Choix de vie, choix de consommation, choix alimentaires, vestimentaires, choix de partenaire!… la liste est longue, mais l’essentiel est cité.

En totale reconstruction aujourd’hui, mes goûts, mes besoins et mes envies évoluent à la vitesse de la lumière, c’est aussi pourquoi je n’aime plus ce qui m’entoure.

Exceptés les objets qui ont un sens réel pour moi, j’ai décidé de laisser partir les choses.

Je ne recommence pas tout à fait à zéro, mais c’est tout comme.

Je suis fatiguée d’être entourée de choses qui ne font plus sens en moi, tout comme je suis fatiguée d’être éternellement frustrée et de me tourner vers la nourriture ou les achats pour anesthésier ma conscience et me maintenir dans un état de coma semi-permanent.

C’est là que le packing party entre en jeu!

 

 

Le packing party consiste à mettre la totalité de ses affaires dans des cartons, tout tout tout (mais vraiment tout) et à ne sortir les objets que lorsque nous en avons réellement besoin, lorsque nous devons les utiliser.

Le constat est souvent le même: nous utilisons très peu d’affaires au quotidien, et nous en oublions même une grande partie, ce qui fait que beaucoup d’objets restent dans les cartons, désoeuvrés.

Bien entendu, ce que nous oublions ou n’utilisons plus n’a aucunement besoin de rester chez nous, vrai?

L’autre point positif du packing party, le premier étant de nous permettre de nous rendre compte de notre véritable essentiel et de nos vrais besoins, est que pour chaque objet sorti, déballé, on est en mesure de s’interroger sur l’objet en lui-même.

Est-ce un objet que j’aime utiliser, de bonne qualité, ergonomique, esthétique… ? C’est alors l’occasion idéale pour dresser une liste des choses à remplacer, et de se mettre en quête de ces objets parfaits pour soi.

Alors me voilà partie dans de l’emballage et de l’encartonnage à gogo -heureusement que je n’avais pas encore enlevé tous mes cartons dans ma cave!-, dans le but de révéler simplement la présence de l’essentiel à mes côtés, car plus que jamais aujourd’hui j’ai besoin de légèreté et d’éviter la moindre forme d’entrave dans ma vie.

Ma nouvelle vie sera slow, douce et zen, et seront présents uniquement les objets qui y mériteront leur place.

Pas de temps ni d’espace pour l’attachement matériel pour des choses vides et sans âme, pas d’énergie à donner pour ce qui ne m’est pas essentiel, utile et épanouissant.

Pourquoi je ne suis plus minimaliste

Pourquoi je ne suis plus minimaliste

Une grande majorité d’entre vous m’a très certainement connue grâce à mes nombreux articles minimalistes écrits au fil des années, avec beaucoup d’ardeur et de conviction.

Découvert il y a 10 ans avec l’auteure Dominique Loreau, pionnière du minimalisme, j’ai cheminé dans ce sens au fil des saisons puis des années, avec des hauts et des bas, en me faufilant malgré moi dans des comportements extrêmes totalement opposés: achats compulsifs et privations brutales ont été mon quotidien durant longtemps.

Mon principal souci, c’est que dans la vie je n’ai jamais eu de cadre sécurisant et de repères, ce qui m’a conduite à de nombreux comportements addictifs et compulsifs au fil du temps, comme les troubles alimentaires (anorexie, boulimie, hyperphagie) mais aussi l’addiction aux jeux vidéos, les achats compulsifs de vêtements, livres, lingerie, chaussures, accessoires, produits de beauté, la dépendance affective…

Manquer de repères m’a empêchée de poser des limites aux comportements dans mon quotidien, aussi étais-je toujours dans un extrême.

Le minimalisme « à ma sauce » m’a poussée à une vie ascétique où je n’avais carrément plus goût à quoi que ce soit, écoeurée que j’étais par le monde matériel, l’argent que je n’avais pas et qui me manquait si cruellement parfois.

La vérité, je l’ai découverte ces dernières semaines, c’est que j’ai en fait très peur de prendre ma place et de m’incarner dans ce monde matériel.

Une très mauvaise estime de moi me fait redouter de gagner de l’argent, de recevoir des cadeaux ou des attentions de la part des autres, me fait même redouter d’entrer en contact avec les gens de peur de les décevoir et de ne pas être à la hauteur.

En parvenant à lâcher-prise sur ces peurs des deux dernières semaines -j’aimerais juste pouvoir m’expliquer comment j’ai réussi…-, je me suis rendu compte que je trouvais mon logement trop dépouillé et que de nombreuses choses matérielles me manquaient pour me sentir épanouie et bien dans mon intérieur.

En fait pour être tout à fait exacte, je trouvais que je manquais de certaines choses et que d’autres étaient présentes en excès.

Je n’avais pas assez de vêtements mais trop de plantes vertes, pas assez d’ustensiles pour faire la cuisine mais trop de livres que je ne lisais plus et qui prenaient la poussière…

Il y avait là-encore un déséquilibre flagrant entre mes besoins vitaux non assouvis, et mes besoins secondaires « trop » assouvis.
C’est ainsi que, non sans une certaine crainte, je me suis autorisée ces derniers temps à m’offrir des affaires dont j’avais besoin mais surtout et avant tout envie pour améliorer mon quotidien.

Sans jugement, sans me brider par rapport au prix (je n’ai ceci dit pas fait d’achats compulsifs, j’ai établi et respecté un budget que je m’étais alloué exprès pour ces dépenses), je me suis acheté ces affaires qui me paraissaient importantes et qui me faisaient défaut.

Et ça s’est très bien passé!

J’ai ainsi acheté de quoi cuisiner (une casserole de qualité, une cocotte et un panier vapeur en pyrex), un aspirateur sans fil et sans sac pour ne plus me pourrir la vie dans les escaliers et vivre de façon plus écologique, de beaux vêtements pour la saison froide, en mode preppy, à mon goût et à ma taille, une bonne paire de chaussures dont je rêvais depuis presque un an, et un peu de déco pour égayer mon intérieur et lui apporter ma petite touche personnelle.

Deux coussins à imprimé cacatoès, une bonbonnière miniature en verre surmontée d’un petit oiseau et un tableau lumineux en bois et métal sont venus s’ajouter dans mon petit univers.

En faisant tous ces achats, quelque chose de négatif a progressivement perdu pied en moi, cette sensation de ne pas mériter les choses, de ne pas avoir le droit de me faire simplement plaisir et de prendre soin de moi.

En m’entourant d’objets dont j’avais besoin et envie, mon confort s’est amplifié, et par extension mon bien-être, et au final, le fait de m’autoriser à me faire plaisir de manière « régulière » a dissout en moi ces pulsions d’achats qui me tordaient parfois le ventre au point d’en perdre le sommeil.

Encore une fois, c’est une histoire d’équilibre.

Trop de privations entraîne une intense frustration, et à l’inverse les achats non contrôlés entraînent une sensation d’écoeurement et de culpabilité.

Dans les deux cas, les répercussions sur ma santé globale se faisaient systématiquement et très rapidement ressentir.

Voilà donc pourquoi j’ai progressivement abandonné le minimalisme, non pas que je sois dorénavant matérialiste et encombrée chez moi, loin de là, mais j’ai trouvé une juste mesure, un équilibre salutaire entre le trop et le pas assez.

J’ai tout simplement décollé une étiquette qui me mettait la pression inutilement.

 

 

Ne me demandez plus combien j’ai de livres dans ma bibliothèque ou de chaussures dans mon shoesing, ni combien j’ai de vêtements dans ma penderie ou combien de feutres et de stylos se trouvent dans mon atelier.

Je ne sais pas et cela m’est complètement égal, car l’important pour moi aujourd’hui est de me sentir bien avec mes affaires, peu importe le nombre.

Me détacher enfin des nombres, après tant d’années de contrôle maladif sur eux, que ce soit le nombre d’affaires que je possède, le poids indiqué sur cette saleté de pèse-personne ou ma taille de confection sur une étiquette de vêtements, est une libération inexprimable tant elle m’est salutaire.

Vivre dans la culpabilité et le stress simplement parce que l’on ne répond pas à un code, à une norme sociétale ou même à une mode -je suis désolée d’écrire ça, mais à mon sens le minimalisme est devenu une mode que je trouve de plus en plus pathétique tant justement les comportements et les jugements sont devenus monnaie courante et extrémistes- n’a rien de sain et de naturel.

Suivre un chemin est une très bonne chose, c’est formateur et constructif, mais il faut savoir bifurquer lorsque s’on se rend compte que celui-ci ne nous convient plus ou nous met mal à l’aise.

J’ai aujourd’hui un mode de vie simple et heureux, que je ne manquerai pas de partager avec vous dans les semaines à venir.

Et je me fais enfin plaisir, dans tous les domaines… ça fait tellement de bien de lâcher prise!

Et toi alors, que penses-tu du minimalisme?