🎐 Mon cheminement minimaliste

En Septembre, cela fera dix ans que j’ai fait la connaissance, un peu par hasard, du minimalisme.

Alors complètement perdue dans ma vie, inscrite dans des études dont je n’avais strictement rien à faire, j’ai cherché des livres de développement personnel pour m’aider à trouver mon chemin, ma voie dans la vie.

Je ne sais plus trop exactement comment L’art de la simplicité de Dominique Loreau s’est trouvé dans mes suggestions sur Amazon, mais le terme simplicité m’a attirée.

A l’époque, je trouvais ma vie trop compliquée.

Je l’ai ajouté à mon panier, puis L’art de l’essentiel du même auteur est venu se glisser lui aussi dans mes achats.

J’ai dévoré ces deux livres, préférant largement L’art de l’essentiel, plus profond, plus travaillé à mon sens.

J’ai commencé à désencombrer mon petit appartement, avec une joie non dissimulée.

Après le volume de deux ou trois cartons enlevés de ma vie, je me considérais minimaliste.

Je n’avais pas saisi l’essence de cette philosophie de vie, qui s’applique à tous les domaines; le matérialisme de nos vies étant la base de départ d’un très (trèèèèès) long cheminement personnel et spirituel par la suite.

Les déménagements se sont succédés (20 en 10 ans!) ainsi que les petits copains, je me suis retrouvée en Isère, en Charente-Maritime, en Charente, puis dans le Var où j’ai été hospitalisée trois mois, pour ensuite retourner en Charente-Maritime puis en Charente avant de partir en Dordogne!

A chaque déménagement, je constatais une chose: je possédais beaucoup trop d’affaires.

J’étais loin d’expérimenter la vie minimaliste, contrairement à ce que je pouvais penser.

J’ai pris conscience de mes soucis d’achats compulsifs un an après avoir lu ces fameux livres minimalistes, et ce sont eux qui m’ont empêchée d’avoir un nombre de possessions limitées dans mon logement.

Je me suis battue avec ce trouble du comportement compulsif jusqu’au début de cette année.

J’ai cheminé profondément, je me suis remise en question, j’ai pris conscience de mes peurs, celle de manquer, celle d’être dans le besoin, celle d’être abandonnée.

J’ai vaincu de vieux démons et j’ai trouvé la paix dans mon coeur.

Depuis, après une somme inimaginable d’argent dépensée à tort et à travers dans tout et n’importe quoi, après de très nombreuses erreurs d’achats qui m’ont permis de prendre conscience de mes goûts, de ce qui me convenait et de ce qui ne me convenait pas, de découvrir mon style, mon univers, mon petit monde de livres, de douceur et de chlorophylle, ma passion pour la culture traditionnelle japonaise qui se répercute dans mon quotidien, j’ai trouvé l’harmonie et l’équilibre matériel qui me convient, qui me rends heureuse et épanouie.

J’ai mis un certain temps avant de comprendre le vrai sens du minimalisme, je n’y voyais au départ qu’une façon de vivre avec « trois fois rien » alors que c’est si profond, si subtil, si personnel.

Le minimalisme est un cheminement, je suis tentée de dire sans fin car on apprend toujours à se découvrir, on évolue constamment, une façon de vivre certes, mais avant tout une façon de penser et d’être à la vie.

Ce n’est pas posséder une chaise, une table, un lit et une casserole et manquer de tout, de confort, de beauté et de plaisir. Je trouve que l’on voit trop ce style de minimalisme sur internet aujourd’hui, depuis qu’il est devenu un effet de mode.

Posséder ce dont on a besoin ET envie, se sentir bien avec ses affaires, jouir du confort d’un logement bien aménagé, avoir le temps de vivre et ne plus être esclave de la matérialité de nos vies, c’est ça, le vrai minimalisme.

Je remercie Dominique Loreau pour cette merveilleuse découverte qui a bouleversé ma vie en profondeur.

Je vous prépare une sélection de lectures minimalistes d’ici quelques jours, à très vite!

Et toi, comment as-tu découvert le minimalisme? Que penses-tu de cette philosophie de vie? Es-tu intéressé(e) ou plutôt réfractaire? Raconte 🙂

Mon cheminement: découverte du minimalisme

J’ai découvert le minimalisme il y a bientôt 10 ans, à une époque où j’étais totalement perdue dans ma vie.

Inscrite en fac d’histoire-géographie alors que je ne savais même pas quoi faire de ma vie, j’ai très vite tout arrêté par manque de motivation, mais aussi et surtout parce qu’à cette époque j’étais déjà profondément en dépression.

J’ai alors cherché des livres de développement personnel pour m’aider, et dans les suggestions d’Amazon est arrivé L’Art de la simplicité de Dominique Loreau.

Par extension, j’ai aussi trouvé L’Art de l’essentiel, de la même auteure.

Je les ai achetés tous les deux, et cela a été un véritable électrochoc dans ma tête, en particulier L’Art de l’essentiel; l’autre je l’ai beaucoup moins apprécié, bâclé et mal écrit à mon sens.

Je me suis alors mise à reconsidérer toute ma vie, à commencer par mes possessions.

Pourtant, bien que j’ai immédiatement commencé à trier, je suis restée très encombrée durant de nombreuses années encore, en cause: les achats compulsifs.

Ma dépression m’a poussée à réaliser des achats compulsifs de mes 17 ans à… il y a quelques semaines cette année.

En parallèle, j’ai souffert pendant 20 ans de troubles alimentaires, où là encore j’ai « accumulé » les calories, le sucre, les graisses et les kilos.

Qu’est-ce qu’un achat compulsif? C’est une pulsion qui nous pousse à consommer sans pouvoir nous contrôler, sans raisonnement possible sur le coup, dans le but d’apaiser une souffrance, un manque, un vide existentiel.

En fait, je désencombrais énormément, puis je rachetais d’autres choses, je ne m’en sortais pas.

De 2008 à 2017, je triais puis rachetais, pour au final ne pas être si minimaliste que ça; j’avais un besoin maladif d’accumuler pour me sentir « en vie ».

Et puis en 2017, j’ai vécu la pire année de ma vie: hospitalisée en clinique psychiatrique durant presque 3 mois, puis agressée à la limite de la mort par étranglement, j’ai vraiment cru que j’allais mourir et mon quotidien a pris par la suite une autre intensité et m’a permis un détachement nouveau sur la vie en général.

Au fin des semaines, mon détachement s’est intensifié, et aujourd’hui je ne souffre plus ni de troubles alimentaires ni d’achats compulsifs.

Le temps a fait son oeuvre, ainsi que l’amour et un déménagement qui m’a permis de me sentir paisible et en sécurité dans un bel endroit.

Ma dépression n’est pas guérie, mais je vais nettement mieux, et le tri agit sur moi comme un véritable thérapeute.

Aujourd’hui, je n’ai plus que 8 livres sur mon étagère.

Avant j’en avais des centaines, dont la moitié était des achats compulsifs que je n’avais jamais lus.

Mes affaires de toilette tiennent dans un tout petit vanity.

Avant j’achetais compulsivement tous les produits, crème et « trucs miracles » pour me débarrasser de mon acné, de mes kilos ou de ma cellulite.

Sans résultat, of course…

Et je ne compte pas m’arrêter là, parce que je souhaite vivre autrement: j’ai le projet de beaucoup voyager, me balader, et partir avec mon sac à dos, peut-être même comme Cheryl Strayed, cette jeune femme qui a tout quitté pour faire un treck de plus de 1500 kilomètres toute seule dans les montagnes.

Je crois sincèrement que la vie prend une autre saveur quand on se détache d’un maximum de choses; et dans cet article, même si je ne parle que de possessions matérielles, cela va bien au-delà de ça.

Désencombrer son logement, désencombrer ses pensées, désencombrer son quotidien pour trouver derrière tout ça la quintessence de la vie.

Je vous parlerai plus en profondeur de tout cela dans de prochains articles.