🌾 Permaculture: une semaine après la création de ma « lasagne »

Cela fait une semaine que j’ai créé ma lasagne et officiellement lancé mon projet de potager permacole.

Samedi, j’ai acheté deux beaux pieds de céleri branche au marché.

Dimanche, je suis allée faire quelques emplettes supplémentaires: un sac de terreau utilisable en agriculture biologique, un arrosoir et des tuteurs pour mes tomates.

Le paillage limite vraiment la fréquence et la nécessité de l’arrosage, et tout le monde se porte bien, même si mon pied de piment doux a l’air un peu tristounet. Il y a un gros piment à récolter d’ailleurs 🙂

 

 

J’ai trop tardé à planter mes pieds de courgettes, faute de matière organique, et l’un d’eux n’a pas survécu. L’autre n’est pas très vaillant mais je pense qu’il peut repartir.

 

 

Ainsi donc, 3 p’tits nouveaux dans mon potager: deux pieds de céleri branche et un pied de courgette.

 

 

J’ai agrandi légèrement ma parcelle avec du terreau, le souci c’est que je manque maintenant de paillage.

 

 

Mes tomates (cerise et ananas) ont leurs tuteurs en bambou 🙂

 

 

Ce que j’aime avec ce projet permacole en autodidacte, c’est que j’apprends de mes expériences, aussi je note les éléments suivants:

  • La nécessité réelle de réfléchir à son plan de potager avant de planter
  • L’importance d’avoir un minimum de ressources financières et matérielles pour commencer
  • La déprogrammation de certains schémas acquis qui me poussent à planter comme dans un jardin potager classique, en ligne, bien propre et bien aéré. La permaculture c’est tout le contraire: c’est un semis plus libre, en triangle ou à la volée, c’est une zone où la nature domine, non pas la main de l’homme. C’est une belle leçon d’humilité pour moi que d’apprendre à être moins intrusive sur « ma parcelle » de nature, et de la laisser se débrouiller, ça aide bien aussi à perdre le besoin de tout contrôler.

Donc après une première semaine de création, je suis plutôt contente de moi. Mon petit poivron vert a bien grossi.

 

 

Je me suis faite dévorer par les moustiques tigres et le soleil m’a un peu cuite, mais ce sont les aléas du métier, rien de bien grave 😉

La sensation de faire quelque chose d’utile et d’important avec mes mains me donne une grande satisfaction intérieure, être dans mon petit potager m’aide à lâcher prise sur mon quotidien et me vide complètement l’esprit, c’est une autre belle forme de thérapie à mon sens, la thérapie par la Nature.

 

Et toi, tu aimes le céléri branche? 😀

🌱 Mes débuts en permaculture: la culture en lasagne

Aujourd’hui, nouvelle escapade végétale, dans mon jardin cette fois-ci.

J’ai décidé de me lancer dans la concrétisation de ma passion pour le monde végétal en créant mon potager permacole.

Alors tout d’abord, la permaculture c’est quoi ?

Ayant du mal à l’expliquer moi-même (je débute!), j’ai trouvé une excellente page pour tout bien t’expliquer, tu n’as qu’à cliquer !

Reviens ici une fois que tu auras tout lu 🙂

Je n’ai jamais vraiment fait de potager, en tout cas jamais seule avec mes p’tites mains, en bref je débute totalement.

J’ai glané un grand nombre d’informations sur internet, sur des sites spécialisés, j’ai pris des notes et j’ai fait ma petite « tambouille » avec les moyens du bord.

J’ai commencé par créer un tout petit bout de potager, histoire de me faire la main.

Ce petit rectangle potager, je l’ai aménagé « en lasagne ».

A ce niveau, si tu ne connais pas la permaculture, tu te demandes peut-être pourquoi je te parle cuisine alors que j’étais lancée sur le jardinage, n’est-ce pas ?

Alors non je ne vais pas te donner ma fabuleuse recette de lasagnes chèvre-épinards, mais bien continuer à parler potager et plants de légumes !

La culture en lasagne, pour répondre à ton interrogation, c’est une façon de cultiver sur un sol qui n’a pas une bonne terre à la base, car laissé à l’abandon par exemple, ou naturellement pauvre, ou alors un moyen d’améliorer le rendement d’un sol où les plantes ne poussent pas au meilleur de leurs capacités.

Comment ça marche?

Cela s’appelle culture en lasagne (ou lasagna bed en english -prononcé angliche ^^ –) car on superpose des couches de matières organiques les unes sur les autres, pour créer un sol extrêmement riche et fertile, même dans une zone à faible rendement.

Les couches superposées forment donc un effet « lasagne », d’où ce fameux non rigolo.

Une image valant mille mots, je te montre concrètement -il existe différentes façons de faire des lasagnes, celle-ci est un exemple parmi d’autres-:

 

 

Maintenant je te montre en image dans mon jardin 🙂

Tu me suis?

Super!

 

 

Voici une vue de mon jardin.

Il y a un grand fil à linge, un gros pied de laurier, un romarin énorme, une immense glycine (je ne te montre pas tout aujourd’hui, un peu de mystère ne fait de mal à personne 😉 ), un petit noisetier, un chèvrefeuille en pot, des lilas, des prunus… -à noter qu’une violente tempête à décapité l’un des deux prunus, je te montre ça plus bas-, un coin plein de lierre et de l’herbe pas très belle avec plein de jolies fleurs de pissenlits qui font mon ravissement et celui des abeilles.

 

 

Je t’emmène tout à gauche de mon petit jardin, à côté du coin plein de lierre.

C’est ici que je veux mettre ma lasagne, car il y a un bel ensoleillement avec un peu d’ombre en fin de journée, et je trouve cet emplacement équilibré pour mes futurs p’tits légumes! 🙂

J’amène toutes mes affaires pour créer ma « lasagne » (héhéhé): les outils (serfouette, griffe, gants, pelle), mes plants de légumes (qui auraient pu attendre au frais dans le garage, je pensais mettre moins de temps en fait!) -tomates cerises, tomates ananas, piment doux et poivron-.

 

 

J’ai aussi des courgettes mais je ne m’en suis pas encore occupé. A l’heure où tu lis cet article, j’y suis! 😉

Etant donné que j’ai des moyens financiers très limités et peu de ressources organiques, j’ai un peu triché pour ma lasagne, je vais te raconter au fur et à mesure des étapes.

On est pas bien là? 😀

 

Ensuite, je délimite mon rectangle (je voulais un rectangle, un point c’est tout, tu peux faire un carré, un fer à cheval -très prisé en permaculture-, un cercle, tout ce que tu veux) avec ma serfouette.

Pas besoin de désherber, j’aplatis juste les grandes tiges par terre.

 

 

A ce stade, ça ne ressemble à rien…

Maintenant, il me faut du carton pour créer une première couche à même le sol (non verni, sans scotch ni encre), dont on superpose les feuillets, puis l’on arrose copieusement le tout pour plaquer le carton au sol. Comme ça:

 

 

Arrosage intensif:

 

 

Ensuite, on recouvre cette « soupe de carton » pas très appétissante avec des matières azotées, c’est à dire des déchets verts « frais » -comme des tontes de gazon juste coupé-.

Moi j’ai taillé ma glycine et mon noisetier qui poussaient un peu n’importe comment.

Je n’ai mis que les feuilles, pas les branches ligneuses.

 

 

 

Ensuite, on ajoute une couche de déchets carbonés, c’est-à-dire des déchets secs (feuilles mortes par exemple).

Direction sous mon énorme glycine où un énorme tas de feuilles sèches et craquantes m’attendent!

Et hop!

 

 

Le terme de déchet n’existant pas en permaculture, je récupère les feuilles sèches de mon malheureux prunus décapité par une violente tempête il y a 15 jours:

 

(Dame Nature, pardon pour nos multiples offenses… ❤ )

Le bon côté des choses, c’est que ça va faire un super abri pour les insectes 😀

 

Mes tomates cerises s’impatientent (mes p’tites graines sont devenues grandes… ❤ )

J’arrose de nouveau copieusement la matière carbonée.

Ensuite, manquant de ressources, je n’ai pas pu faire deux nouvelles couches matière azotée/matière carbonée, j’ai donc zappé deux épaisseurs.

Sur le dessus, il faut normalement mettre cinq bons centimètres de compost « bien fait », mais je n’en avais pas suffisamment, alors j’ai triché en vidant mes deux fonds de sacs de terreau.

Il m’en manquait un peu mais c’était suffisant par rapport au nombre de plants que j’avais à mettre en terre.

Ensuite, je dispose mes plants de légumes, je les arrange, puis je les plante avec ma pelle.

Ca donne ça:

 

Tout ce petit monde a soif, vite vite de l’arrosage !

Il ne reste plus qu’à pailler le tout, pour retenir l’humidité dans le sol et limiter les arrosages: c’est économique et écologique, en plus de faire gagner du temps au quotidien 🙂

Voilà le résultat, avec du paillage (des déchets carbonés):

De gauche à droite: 2 pieds de tomates ananas (variété ancienne), 1 pied de piment doux, 2 pieds de tomates cerises, 1 pied de poivron.

 

 

 

Et toi, as-tu un potager? Connaissais-tu la culture en lasagne? Raconte 🙂

🌿 Végétale #1

Depuis de nombreuses années, je suis passionnée par le monde végétal.

La chlorophylle a le don de me transporter de joie dès que je suis à son contact.

Dans mon logement, il y a de plus en plus de plantes vertes que je fais naître, pour la plupart, en les bouturant.

Sur mes étagères, sur mes rebords de fenêtre, dans mon jardin, sur mes balcons, elles se multiplient à vitesse grand V, pour mon plus grand bonheur.

Ainsi, ma plante verte préférée, ma Monstera Deliocosa a aujourd’hui deux bébés officiellement en terre, une autre tige double en cours de bouturage et deux morceaux de tiges coupées qui ont fait des feuilles au bout de deux mois (je n’y croyais plus, et pourtant!) que je m’apprête à mettre en terre.

Mes deux merveilles de boutures, qui me font l’honneur de m’offrir chacune une nouvelle feuille en même temps ❤

 

Il y a deux mois, je coupais une vieille Monstera toute abimée qui venait de chez mes parents. J’ai récupéré trois belles boutures, et avec des morceaux de tiges (photo ci-dessus), je récupère à nouveau deux nouveaux spécimens de ma plante verte préférée, le tout sans dépenser un centime !

 

Durant mon absence, trois graines de tomates cerises ont décidé de germer dans un pot, ce fut la surprise en revenant 🙂

Du coup, je me suis occupée d’elles ce matin, en les rempotant, et elles ont rejoint mon rebord de fenêtre de cuisine:

1-2-3 tomates, de la plus grande à la plus petite ❤

Deux micro-capucines surprises elles aussi 🙂

 

Une terre riche en nutriments, travaillée avec amour.

 

Les plantes dégagent une force et une énergie incroyables, une étude a d’ailleurs prouvé qu’elles favorisaient la concentration lorsqu’elles sont présentes dans les bureaux, et améliorent l’humeur des personnes à leur contact.

C’est une ode à la vie. Ma façon de me sentir connectée à la Terre, au vivant, c’est de faire grandir et évoluer ce monde végétal chez moi, autour de moi, et d’en profiter chaque seconde, comme un cadeau précieux et inestimable de Dame Nature.

Entretenir et chérir mes plantes m’apporte une joie inestimable et un bonheur indicible; et puis quel meilleur hommage à la Terre, quelle plus belle preuve d’amour que de faire pousser de nouvelles plantes, de nouvelles fleurs, de nouveaux arbres en son sein ?

Hier j’ai créé ma première parcelle de potager permacole, avec un mode de culture appelé « culture en lasagne » (ou lasagna bed), je vous raconte ça très rapidement, avec des photos pour vous montrer.

Mes petits plants de légumes se portent très bien pour le moment, affaire à suivre !

 

Et toi, tu aimes les plantes ? Qu’as-tu chez toi ? Raconte moi ❤